‹ Les Doctrines Politiques de Royer-CollardChapitre 6 sur 56 · LA · texte numérisé non relu

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HET ATEES

rante ; il nous raconte que, lors de l’élection des membres de la commission chargée d’étudier la réforme électorale en 1820 (et c'était une loi des plus importantes, d’où pouvait dépendre l’avenir, et qui mettait en jeu toutes les théories des doctrinaires), il eut la délicatesse de ne pas se donner sa voix et son adversaire en eut une de plus que lui (1: Combien peu d’hommes politiques seraient capables d’un tel désintéressement !

Cette honnêteté très grande provient de la haute idée qu'il avait de son devoir. Jusqu'à la fin de sa carrière politique, alors que, déjà vieux et malade, il ne pouvait plus guère prendre part aux discussions, il tenait néanmoins à aller à la Chambre pour donner l’exemple, et que son vote ne fût pas perdu. Le 24 février 1839, le comte Molé écrivait à Barante : © Monsieur Royer-Collard est admirable. Malgré son vieil âge et sa santé ébranlée, il donne l’exemple de l’assiduité à ces séances (de la Chambre), qui finissent à 8 heures et demie du Soir. » (2) | à

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