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â. Tains.
nécessitéj*n et que la liberté se réduit à « l'activité cérébrale. » Négation du principe absolu de la morale, qui se résume dans Valtruisme^ c'est-à-dire dans « un ensemble de penchants ou d'instincts, lesquels sont autant de modes de l'activité cérébrale '. » Négation de la vie future « la science n'ayant pu constater un fait quelconque de vie après la mort » et les morts n'ayant plus u qu'une existence idéale » dans notre souvenir. D'où il suit avec la dernière évidence que Yathéisme et le matérialisme sont les seuls noms qui désignent exactement, en langage philosophique, la doctrine de la nouvelle École.
Telle est cependant la puissance de la raison et l'immortelle vitalité du sentiment religieux, qu'au mépris de leurs négations, MM. Comte et Littré ont essayé de combler le vide de leur système, en imaginant un culte qui remplacerait désormais les anciennes croyances et s'imposerait à la foi de l'humanité. Pour M. Comte, ce culte est l'adoration de l'espace infini et des lois immuables de l'univers, sous le nom de Grand milieu ; l'adoration de la planète Terre, sous le nom de Grand Fétiche, enfin l'adoration de l'homme collectif ou de l'Humanité, sous le nom dé Grand Être, De là une a nouvelle et inaltérable Trinité qui dirige nos conceptions toujours relatives, d'abord au Grand Être, puis au Grand Fétiche, puis au Grand Milieu » et nous ap-
t. Dict. art. AUruisme, social, 2. Synthèse subjeclive, p. 24.
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prend à « vénérer au premier rang l'entière plénitude du type humain, ensuite la terre bienveillante, dont le concours volontaire quoique aveugle est toujours indispensable à la suprême existence, » enfin « les astres..., surtout le soleil et la lune que nous devons spécialement honorer. »
Jugeant sans doute cette religion trop mythologique et trop compliquée, M. Littré estima qu'il fallait réduire l'adoration trinitaire de M. Comte au culte de la seule Humanité, « idéal ne nos pensées, centre de nos affections, but de notre activité et de nos services, objet de nos fêtes. * » « Il n'y a qu'une existence, à la fois réelle et idéale comme l'humanité, qui, sans voile et sans symbole, puisse cependant toucher les cœurs, illuminer les esprits et commander tous les services.*» L'humanité est notre Providence, notre rédemption, notre révélation. « Elle est la religion démontrée, la base religieuse de la société de l'avenir. C'est elle, elle seule qu'il faut connaître, aimer, servir. '»
Nous n'avons pas à faire, en ce moment, la part de vérité et d'erreur que contient ce système. Ce sera l'objet des pages qui suivront. Bornons-nous à prendre acte de ces essais de créations religieuses. Mieux que tout le reste, ils prouvent combien est profond ce be-