‹ Les doctrines positivistes en France (volume 2)Chapitre 5 sur 135 · Ibid., Préface · texte numérisé non relu

Ibid., Préface

36 LES DOCTRINES POSITITISTES

a fictif» ; (c La philosophie positive s'occupe du relatifs qui seul est réel. L'absolu, l'infini, Dieu n'existe pas pour l'esprit humain ; tel est le premier principe de la nouvelle philosophie.

Tel étant le principe, et l'absolu de la raison se trouvant éliminé de la science, il ne reste qu'une seule source de nos connaissances réelles, c'est Vexpérience^ une seule méthode de connaître, c'est Yinductiotij rigoureusement restreinte au domaine des faits sensibles, « La philosophie positive ne fait que généraliser le procédé que les sciences particulières ont employé avec tant de succès. Gomme ces sciences, elle reconnaît partout quelque fait dernier, limite de Vexpérience et de Vinduction, fait au delà duquel elle ne cherche rien *. » L'esprit humain reste donc strictement circonscrit dans le cercle du monde matériel et sensible. Son savoir va jusque là ; il ne saurait aller plus loin, et ni l'expérience, ni Tinduction ne peuvent franchir le cercle fatal tracé autour de nous par l'inexorable nécessité.

Il est facile, dès lors, de voir à quoi se réduisent les éléments essentiels du système. Il comprend : l*" une classification des sciences ; 2» une loi de l'histoire déterminée par M. Comte ; en d'autres termes, la loi de la nature et de l'humanité, dans les limites du cadre purement contingent et relatif, tracé par le fondateur de l'École.

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