‹ Les doctrines positivistes en France (volume 2)Chapitre 69 sur 135 · ET LES PRINCIPES DE L*ART · texte numérisé non relu

ET LES PRINCIPES DE L*ART

royauté absolue en Europe et notamment en France, Tinfluence croissante de la Cour faite à l'image de cette royauté, les habitudes aristocratiques qui y régnaient, la décence, la solennité, le décorum de ces habitudes, tout réclat de la majesté royale, en un mot, se reflétèrent dans les monuments de l'art et dans les chefsd'œuvre littéraires que nous a légués cette époque.

Même phénomène dans le siècle suivant. L'élégance maniérée et recherchée de la vie et des mœurs se retrouve dans le style de ses architectes, dans les tableaux de ses peintres, dans les écrits de ses littérateurs. Les exceptions apparentes elles-mêmes confirment la règle. Telles idées, tel art, telle littérature. Si les doctrines d'un spiritualisme élevé régnent dans les esprits, si l'idéal religieux et moral est digne de ce nom, alors tout s'élève et s'ennoblit dans les œuvres d'art, et les siècles de l'idéal sont les grands siècles de l'histoire. Si, au contraire, les opinions et les mœurs entraînent une génération sur la pente des sens et de la matière, alors tout s'abaisse et se corrompt, et des œuvres sans noblesse, sans beauté, sans inspiration, annoncent bientôt que les sources de la vie sont taries, et que la chute de l'idéal dans les âmes amène inexorablement la ruine des plus hautes facultés du génie et les funérailles même de l'art.

D'après ce qui vient d'être dit, il est aisé de voir quelle sera la théorie positiviste du Beau et quelles seront les conséquences de cette théorie. Logiquement,

elle n'est et ne peut être que ïeréalismef disons mieux, le matérialisme dans l'art ; et» dans le fait, c'est bien là, comme nous allons le voir, ce que nous enseigne M. Taine, le théoricien de l'École, en matière d'es-* thétique et de critique littéraire.

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