‹ Les doctrines positivistes en France (volume 2)Chapitre 71 sur 135 · Phil, de r«n, p · texte numérisé non relu

Phil, de r«n, p

nentes et génératrices ? Nous l'avons vu ; ce sont les lois en vertu desquelles « la quantité pure^ c'est-à-dire l'espace abstrait, produit la quantité déterminée, c'està-dire la matière concrète, et celle-ci, à son tour, en. gendre la quantité supprimée ^ ou la pensée. C'est « un ensemble de faits liés par la nécessité. » C'est le mécanisme universel qui ramène tous les phénomènes de la vie et de la pensée à la matière, et fait dériver la matière elle-même de la a quantité pure », c'est-à-dire de la pure abstraction du temps et de l'espace, considérée (f comme le commencement nécessaire de la nature »• Dans ce système, plus de liberté, plus d'âme, plus de Dieu, plus de morale. «Le vice et la vertu, dit M. Taine, sont des produits comme le vitriol et le sucre '. » Et voilà les causes génératrices que l'art doit manifester I Voilà Vidéal que lui offre l'esthétique de M. Taine ! Voilà les sources fécondes où il puisera, grâce à la sensation originelle, ses grandes et sublimes inspirations ! Le positivisme dans l'art est-il assez explicite ? Et avions-nous raison de dire que le matérialisme résume le premier et le dernier mot du système ?

Ces principes, on le pense bien, trouvent leur application dans la critique littéraire de M. Taine. Dieu, l'âme, la liberté une fois supprimés, il n'existe que des faits. Ces faits expriment des forces plus ou moins intenses. Ces forces, il faut les apprécier, les mesurer, et

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