De la longévité humaine
La doctrine des générations spontanées n'e^i donc qu'une mythologie prétendue scientifique, dont la science a fait justice. Le môme sort est réservé à la théorie du Métamorphisme ou de la Transformation des espèces, reléguée désormais, comme la précédente, dans le pays des fables, et dont MM. Renan et Darwin se résigneront, quoi qu'ils fassent, à porter le deuil.
Les savants ont défini Vespèce : une collection d*ètres semblables qui produisent ensemble des individus lesquels, à leur tour, peuvent en produire d'autres.
Cette définition comprend deux idées : celle de ressemblance et celle de reproduction. De' ces deux idées , la première n'est qu'accessoire, la seconde seule est fondamentale. Écoutons, à ce sujet, l'homme de notre temps qui a porté le plus loin la solution des problèmes de la vie, non, il est vrai, par le commode procédé des hypothèses plus ou moins gratuites qu'enfante sans peine une aventureuse imagination; mais par l'observation personnelle et infatigable des faits, unie à une sagacité merveilleuse et à un imperturbable bon sens. Voici ce que dit M. Plourens sur la loi fondamentale des espèces vivantes :
(( Le caractère de l'espèce est la fécondité continue;
le caractère du genre est la fécondité bornée Tous
les individus d'une même espèce peuvent s'unir, et leur union est d'une fécondité continue ; toutes les espèces d'un môme genre peuvent s'unir aussi ; mais leur union n'est que d'une fécondité bornée.
tt Le métis de l'âne et du cheval est infécond dès la première ou dès la seconde génération; le métis da chien et du loup est infécond dès la seconde ou dès la
troisième génération, etc. La fécondité de chaque espèce prise en soi est étemelle.
<i La fécondité des races Test donc aussi, car la race n'est qu'une variéiéy qu^une modification de r espèce, Toutes nos races de chevaux sont fécondes entre elles, et d'une fécondité continue. Il faut en dire autant de toutes nos races de chiens, de béliers, etc. Toutes les races d*hommes sont fécondes entre elles d'une fécondité conthme : fait qui prouve Vunité de l'espèce humaine, F unité physique de l'homme *. »
Veut- on savoir la différence essentielle qui distingue les races des espèces ? La voici : « Les modifications, dit M. Plourens, qui donnent les races sont toujours superficielles, bornées ; le fond de l'espèce n'est point altéré; ce fond subsiste. Toutes les races d'une espèce, quelque variées, quelque nombreuses qu'elles soient, ne s'écartent jamais assez les unes des autres pour cesser d'être fécondes entre elles, et c'est là le grand fait; leur fécondité commune est la preuve la plus directe, la marque la plus sûre de la permanence de leur unité première *. »
Et il ajoute : « La race une fois produite, a toujours une fécondité continue; le produit croisé d'espèces