‹ Les doctrines romaines sur le libéralisme envisagées dans leurs rapports avec le dogme chrétienChapitre 23 sur 69 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LA QUESTION DB LA ROYAUTÉ SOCIALE DE JÉRn-GHRIST EST d'une souveraine DfPORTANCE AU POINT AB TUE DES IN- TÉRÊTS DE LA 80CIÉTB MODERNE.

Nous venons de][poser la question du libéralisme au point de vue du dogme chrétien, et nous avons compris que, loin de lui être indiflFérente, elle a avec lui la plus étroite relation. Ce point de vue est incontestablement le plus juste et le plus décisif; mais il n'est pas le seul. Dieu a disposé les choses de telle sorte, que le fidèle accomplissement de ses desseins fût, pour l'homme, la condition du bonheur, aussi bien que la mesure de la justice ; et comme Jésus-Christ est le terme de tous les desseins de Dieu, la reconnaissance volontaire de ses droits souverains ne peut man-

quer d'être, pour les sociétés , plus encore que pour les individus, la sauvegarde nécessaire de tous les intérêts légitimes, et l'infaillible garantie de tous les vrais progrès.

Il nous est donc permis , avant de résoudre, au point de vue du dogme, la question que nous venons de poser aux chrétiens, de nous adresser à tous les hommes qui font profession de dévouement envers la société moderne. Nous n'argumenterons pas encore avec eux; nous nous contenterons d'invoquer le témoignage des faits. Ce témoignage, que nul n'a le droit de récuser, nous suffira pour contraindre nos adversaires à reconnaître, dans la question de la royauté de Jésus- Christ, le plus urgent et le plus grave de tous les problèmes, que l'état présent de )a société impose à leur attention.

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