IV. — Mj». liberté périt dès que la royaaté «oolaTe de
)au«-CUrl»t e»t renversée*
Mais du moment que les pouvoirs sociaux, ne reconnaissant pas la royauté de Jésus-Christ, petmettent d'attaquer librement sa doctrine, qu'afri ve-t-il ?
La société entière est inondée de publications dans lesquelles tous les dogmes religieux sont obscurcis par les mensonges de l'impiété, et battus en brèche par les subtilités du sophisme; les faits les plus certains de l'histoire sont niés ou travestis; les instincts égoïstes, qui conspirent dans le cœur de chaque homme contre la vérité divine , sont « perfidement exploités ; le meurtrier poison de l'erreur se mêle partout au céleste aliment de la vérité , etla masse des intelligences, incapable desrecher-
ches et des réflexions nécessaires pour discerner l'un de i'autre,s'en nourrit tour à tour, et finit par ne plus mettre de différence entre la vérité et Terreur.
Pour que, dans un pareil état de choses, le plus grand nombre des esprits conservât le pouvoir d'arriver sans entraves à la vérité, il faudrait évidemment que les conditions de la nature humaine fussent changées ; mais tant qu'elles resteront telles que nous les décrivait M. de Tocqueville, et telles que nous les voyons de nos yeux, il est évidemment impossible de faire subsister ensemble, dans une même société, la liberté de la vérité et la liberté de l'erreur. Permettre aux sophistes de répandre sans entraves leurs mensonges, c'est mettre, pour les intelligences incapables de longues recherches et de profondes réflexions, les plus insurmontables entraves à l'acquisition des vérités les plus essentielles.
Et commeces intelligences composent l'immense majorité du genre humain, c'est la vitale liberté du genre humain qu'il faut sacrifier à la liberté homicide de quelques sophistes. Voilà ce que dit le bon sens, en s'appuyant, non pas sur des théories plus ou moins subtiles, mais sur les faits
les plus manifestes. Nous osons défier les défenseurs du libéralisme antichrétien d'opposer à cette démonstration quoi que ce soit de raisonnable.