‹ Les doigts de féeChapitre 111 sur 120 · ACTE V, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE XI

RICHARD

Qu'est-ce donc ?

BERTHE

Vous' 2 savez pas?., ma grand'mère vient d'arriver... je l'ai vue. Grand'mère ici, chez Hélène !

LA COMTESSE, paraissant à la porte du fond qui est restée ouverte.

Visible ou non, je lui parlerai... il le faut !

LE COMTE, se retournant.

Ma mère!

LA COMTESSE, entrant.

Mon fils!.. Tristan!

P. ICnARD, bas, à Berthe.

Toute la famille réunie !

TRISTAN, assis près de la table et poussant un cri de desespoir en se frappant le front.

Ah! l'infâme !.. Ce d'Hcrival qui menace de porter plainte... plainte contre moi... si je ne lui paye ù l'instant... à l'instant même ces soixante mille francs que je lui dois.

LA COMTESSE

Que tu ne lui dois plus!., tu ne dois rien !.. voilà sa quittance qu'une main inconnue vient de déposer chez moi pour te la remettre.

RICHARD, feignant l'étonnement.

En vérité ?

LE COMTE, s'en emparant.

Oui!., signé d'Hérival. (Lisant.) « Je reconnais avoir reçu de madame la comtesse de Lesneven, en l'acquit de M. Tristan, son petit-fils... »

TRISTAN

Ah! grand'mère! comment vous remercier...

BERTHE

Je vous reconnais bien là !

RICHARD

Voilà un trait dont vous devez cire fière !

LA COMTESSE

Dont je suis indignée ! se servir ainsi de mon nom... car ce n'est pas moi... ce n'est pas moi...

RICH AR D

Allons donc ! c'est vous !

TOUS

C'est vous ! c«»venez-en.

t28 LES DOIGTS DE FÉE.

LA COMTESSE, avec colère.

Eh! non! non! cent fois non! faut-il le jurer par nos aïeux ?

TRISTAN

Qui donc alors ?

LA COMTESSE

Vous me demandez qui a osé, non par affection , mais par orgueil, nous imposer des services... et moi je l'ai reconnue

sur-le-champ... C'est Hélène! (Montrant Hélène qui entre en ce moment.)

c'est elle I

TRISTAN

Hélène !..

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