‹ Les doigts de féeChapitre 18 sur 120 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

RICHARD, bégayant.

J'ai... j'ai fait plus! vos conseils... et votre amitié m'ont décidé...

HÉLÈNE

A la bonne heure ! vous ne pouviez, avec vos talents et votre instruction, vous réduire au rôle de gentilhomme campagnard.

(Lui faisant signe de s'asseoir près d'elle.) RaCOIltCZ-moi VOS démarches?

R ICnARD, s'asseyant.

Le difficile était d'abord de trouver un état... il ne pouvait pas me venir, comme à Tristan, l'idée de me faire a... a... vocat ou dé... député!., le président, malgré son pouvoir dis... dis... crétionnaire, n'aurait jamais pu me donner la... la parole. J'avais bien pensé à me faire mi... mi... militaire... difficile encore!..

HÉLÈNE

Pourquoi?

RICHARD

Comment... commander l'exercice ! comment dire à un soldat : Va te faire tuer! c'est plus facile à faire... qu'à dire... pour moi... du moins!., alors, j'ai songé à la diplomatie !..

nÉLÈNE.

Vous?

RICHARD

Si, comme on l'a prétendu, la parole a été donnée à l'homme pour... déguiser sa pensée, il me semble que personne plus qu'un bègue... je suis donc né pour la diplomatie!

HÉLÈNE

C'est évident.

RICHARD

J'ai écrit alors... à un ancien camarade de co... collège... an jeune duc fort bien posé aux affaires étrangères... 11 m'a répondu: Dispose de moi... je serai lundi de la semaine prochaine...

HÉLÈNE, souriant.

Celait hier !..

RI CHARD.

Au château de Trémazan... j'y suis allé.

HÉLÈNE

Ce jeune duc... me parait un très-aimable gentilhomme.

RICHARD

Il m'emmène avec lui.

HÉLÈNE

Comme ami?

Et comme secrétaire !

HÉLÈNE

Bonne nouvelle!

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