‹ Les doigts de féeChapitre 19 sur 120 · R I C II A R D · texte numérisé non relu

R I C II A R D

Et dans deux jours nous partons pour le Holstein.

I>ÉLÉNE, poussant un cri.

Ah ! voilà une bonne nouvelle qui fera grand'pcinc à deux personnes.

RICHARD, toujours assis et travaillant.

Qui donc ?

HÉLÈNE

A moi... Monsieur!., et à ma petite cousine Berlhc.

RICHARD, se leTant.

Ma... mademoiselle... Bortbc !..

HÉLÈNE

Eh ! oui, sans doute.

RICHARD, balbutiant.

Vous croyez... qu'elle s'apercevra... de mon absence?

HÉLÈNE

Allons, ne vous troublez pas ainsi... si vous ne voulez pas que je devine...

RICHARD

Que vous deviniez quoi?..

Que vous l'aimez... comme elle le mérite.

RICHARD, vivement.

Moi!., moi!., eh bien ! oui, de toute mon âme... avec passion, avec désespoir. Elle est si riche !

HÉLÈNE

Oui ! elle a deux cent mille livres de rente!

RICHARD, bégayant.

Ah ! quel malheur!...

Malheur que vous ne pouvez empêcher, mais que vous pouvez atténuer à force de mérite, voilà pourquoi je vous ai conseillé

de partir, de vous faire un nom... une positiou...

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