HÉLÈNE, BERTHE
(Hélène tombe sur un siège à gauche, et se cache la tôle dans ses deux
mains.)
BERTHE, sortant de la chambre à droite.
Ah! qu'as-tu donc? pourquoi pleurer ainsi?
HÉLÈNE
Ma tante! elle ne m'aime plus! elle ne m'estime plus!... elle se repent de ce qu'elle a fait pour moi !
BERTHE
Hélène! Hélène!...
Oui!... je le vois enfin! je leur pèse! je les gène! ils voudraient être délivrés de moi!
BERTHE
C'est impossible! la douleur t'égare!...
HÉLÈNE
Non! on ne se trompe pas là-dessus!.. Mille souvenirs que je ne voulais pas croire... mille soupçons que je repoussais comme indignes d'eux et de moi... renaissent un à un... et m'eclairent...
BERTHE
Quels souvenirs?... quels soupçons... quelles paroles?...
HÉLÈNE
Si tu avais entendu de quel accent ma tante m'a parlé! ch bien!... elle! ce n'est rien!... je déplais encore plus à mon oncle ! Quand je viens m'asseoir à table... oh 1 je le comprends