‹ Les Domaines du Chapitre de Bourges au Début du XIIIe SiècleChapitre 12 sur 38 · HN: VAL · texte numérisé non relu

HN: VAL

habituellement aux environs de l’Assomption ou de la Nativité de la Sainte Vierge, l’année 1228 ils ont été acensés 13 livres de Nevers à Reginald de Fontaine f° 344 recto. Il y a deux périodes distinctes à considérer dans cet affermage. D'abord les tenanciers remettent leurs redevances à une date fixée, soit qu'ils les apportent à la grange, soit qu'ils les livrent à ei qui a acensé la coutume au EE puis les deniers qui représentent le prix d'achat de la coutume pour l’année sont remis au chapitre à un terme souvent différent du premier.

Par contre, s’il correspond à une location annuelle dl modifiable, quand il s’agit de l’acensement d'une des sources de revenus de chapitre: grange, prévôté, dime, moulins ou fours, le mot cens, employé seul a une signification différente et qui s'accorde alors parfaitement à la définition qu’en donne Thaumas de La Thaumassière. C’est bien une légère et annuelle prestation qui est fixée d'une manière immuable à la suite d’un accord plus ou moins ancien et qui est le symbole des droits seignéuriaux continuant à s'affirmer sur des terres remises depuis plusieurs générations à des tenanciers. Il représente à la fois et le loyer de la terre concédée, et la reconnaissance de la dépendance du paysan envers son seigneur. L'expression est maintes fois employée : à la Saint-Germain, Dœtus Bechet et ses héritiers après lui doivent 28 deniers de Sancerre pour le cens, dont 12 sont d'institution ancienne, quatre pour la terre qui lui a été donnée afin d'agrandir la fosse de son moulin, et deux pour le chemin qui lui a été concédé pour aller à son moulin sans passer par les champs d'autrui, f° 334 recto (°). Hs

La tradition de terre étant récente, l’origine du cens est indiquée, mais le plus souvent le prévôt se contente de noter qu'à telle fête le cens atteint tant de deniers, comme à la Saint-Germain à Sury f° 340 recto, à la Saint-Jean dans le même pays, à la Toussaint et à la Saint- Martin d'hiver à Bengy, f° 346 recto. I1 s’agit dans ces cas d’accords beaucoup plus anciens et qui ont été oubliés alors que les redevances sont toujours en vigueur et le chapitre en jouit, soit qu'il y ait eu remise de terres antérieurement par le doyen, soit même qu'ils aient été achetés à d’autres seigneurs à qui ils étaient dûs, le cens n'est pas une redevance ARR et fait l’objet de donations d'achats ou d'héritages comme n'importe quel bien foncier.

(1) On ne retrouve pas le compte des 28 deniers, sans doute l'origine des 10 autres deniers est inconnue du prévôt.

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