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« portio congrua » au clergé des paroisses où ils lèvent la dîme et qui relèvent de l’église de Bourges. Avant de répartir entre les chanoines prébendiers les ressources qui viennent des granges de Beaulieu, Santranges, Acé, Courcelles, Maimbré, les Terrages alimentées principalement par les dîimes auxquelles s'ajoutent
le cens de froment et les coutumes d’avoine, il est d’abord
prélevé pour le désservant de Saint-Ursin et pour celui de Saint- Satur un muid de grain pr tiers, de froment de seigle et d'avoine f° 332 verso. Le chapelain de Châtillon reçoit également trois mines de seigle f° 332 verso. De même sur la dîme de Marçay qui relève de la paroisse de Veauge soumise à l’église de Bourges, il est réservé un setier de froment et un setier d'avoine qui ne sont pas compris dans l’afiermage de la dîme et qui sont dûs dans tous les cas au chapelain de Veauge, selon l'accord conclu entre le chapitre et lui, f° 338 recto.
Non seulement les dîimes sont passées des mains du clergé séculier à celles du clergé régulier ou à celles d’autres membres du clergé séculier, mais peu à peu, par une tolérance de l’Eglise, elles sont tombées aux mains des laïcs. L’habitude féodale a dominé la résistance ecclésiastique et au xIm° siècle il est déjà difficile de découvrir la différence entre la dîme et les autres redevances dües pour le sol. Aussi bien les chanoines de Saint-
Etienne en la personne de leurs prévôts ne se gênent-ils pas pour
affermer d’une manière courante leurs dîmes à des laïcs, la dîme du vin est « acensée » au mois d’août et de septembre avec la taille et les corvées et celui qui l’a ainsi acensée jouit en même temps du privilège du banvin f° 344 recto, la petite dîime de Sury peut être acensée par les prévôts du début du Carême jusqu’au dimanche des Rameaux f° 341 recto.
Les dîmes peuvent également être données en paiement pour les Services rendus, c’est ainsi que les Rosselli chargés du bailliage de la Chacepolerie reçoivent la dîme de toutes les plantes qui ne sont pas mises en gerbes, tel que les pois chiches, les pois, le millet.. f° 336 recto.
Si l’on ajoute aux dîmes de vin et de plantes comme les pois célles des graines comme le froment, l’avoine, le seigle et l'orge qui sont.comprises d’une manière générale dans les revenus des granges, on peut considérer que le chapitre jouit de la dîme sur tous les produits de la terre ; la dîme ne se borne pas aux récoltes des champs régulièrement cultivés, sur toute terre nouvellement défrichée ou cultivée à nouveau après un laps de temps assez
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