‹ Les Domaines du Chapitre de Bourges au Début du XIIIe SiècleChapitre 8 sur 38 · BR, D · texte numérisé non relu

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Enfin toujours à Bengy il est fait mention d’autres coutumes dues par divers artisans et commerçants. Les cordonniers doivent une paire de souliers, les boulangers un denier à la Saint-Michel, les bouchers, même celui qui n'aura vendu de la viande qu'une seule fois dans l’année, un jambon la veille de Noël, de plus tout boucher qui aura tué des pores pendant le temps de l’Avent devra donner un jambon pour chaque porc; pour chaque bœuf tué dans la même période, une épaule, mais ces coutumes sont rachetables et les bouchers peuvent s'acquitter pour trois deniers. Elles sont acensées fort chères et sont d’un bon profit, elles proviennent d’une acquisition faite par le Bienheureux Guillaume, archevêque qui les a achetées à Humbaudus, chapelain de Fontenay, chanoine de la Bienheureuse Marie de Sales.

Les lods et ventes s’acquittent pour tout transfert, par un cens doublé. Divers officiers du chapitre ont une part dans ces revenus, en contre-partie des services qui leur sont demandés. À la Noël se place pour les prévôts l’acensement du four de Bengy dont le terme est soit à Noël, soit à l’Epiphanie, soit à la Chandeleur. Le chapitre est tenu de toutes les réparations qui pourraient être nécessaires sur le four, également à cette époque échoit une redevance de huit sols sur le moulin du juge Humbaudus.

Voici ensuite la petite dîime, ou dîme des agneaux, dont la manière d’être levée est expliquée longuement, après s'être assuré par serment du nombre d’agneaux qu'il doit percevoir, le décimateur choisira parmi trois agneaux et autant de toisons celui et celle qui lui plairont. Le propriétaire ou le gardien fera ‘ainsi passer toutes ses bêtes devant le décimateur afin qu'il puisse choisir ; quand le troupeau est de moins de vingt têtes, la dîme est levée en argent à raison d’une obole pour chaque agneau et toison. Elle s’applique à tous les troupeaux qui sont sur le territoire du décimateur le jour où on lève la dîme, pourvu du moins qu’elle n’ait pas déjà été levée sur eux en un autre endroit, il n'est rien levé pour les agneaux dont les mères ont subi la dîme l’année précédente. Le juge et le prévôt ont une part dans le revenu de la dîme, aussi sont-ils tenus de fournir un sergent qui va avec le décimateur et s'occupe des gages s’il est nécessaire. La dîme est acensée elle aussi et les deniers en sont dûs par moitié après la Sainte-Aoustrille où l'on peut vendre les agneaux et les toisons.

Au Chapelain de Bengy est réservée la dîme des légumes, tout au moins de tous ceux qui ne peuvent être mis en gerbes.

Enfin, dans les ressources de Bengy, il est fait mention d’un

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