‹ Les domes catholiques exposés, prouvées et vengés attaques de l ..., Volume 1Chapitre 36 sur 42 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des adversaires de la doctrine catholique.

Des hérétiques.

L'Église a dû défendre contre plusieurs hérétiques la pureté de sa foi sur Tétat primitif de Thomme. Au quatrième siècle, les Pélagiens, dont la doctrine générale nous apparaît sous les traits d'un demi-rationalisme> soutinrent que Fétat d'Adam avant son péché n'était pas différent de celui où nous naissons tous aujourd'hui; ils niaient que la nature humaine eût été, à l'origine, élevée à un état surnaturel, et ils n'admettaient pas même cette intégrité naturelle que nous avons définie plus haut en parlant de la possibilité d'un état purement naturel. Conséquents à ce principe, ces sectaires ne reconnaissaient point le dogme du péché originel ; ce dogme était pour eux un non-sens, puisqu'à leurs yeux l'homme ja'avait rien perdu.

Les hérétiques du seizième siècle s'accordèrent avec

les Pélagiens pour nier que Tétat primitif de rhomme fût un état surnaturel ; mais ils s'en formèrent toutefois une idée bien différente. Luther et Calvin reconnaissaient avec les catholiques que Thomme primitif était pur, juste, saint, heureux dans son corps et dans son âme ; mais ces prérogatives n'étaient point pour ces Réformateurs le fruit de la grâce, elles étaient purement naturelles. Nous verrons plus tard les conséquences de cette doctrine par rapport au péché originel. « Adam était donc juste et saint dans le paradis terrestre, dit Mœhler en exposant la doc^ trine luthérienne, mais en quoi consistait sa sainteté et sa justice? C'est ici que commence la première contrariété doctrinale entre les catholiques et les protestants. Luther sembla prendre à tâche de contredire l'école sur tous les points. Contre les scolastiques qui voyaient un attribut accidentel dans la justice primitive, il avança que cette prérogative appartenait à la nature de l'homme, formait une partie de son essence, esse de natura, de essetitia hominis; et niant également qu'elle lui eût été donnée comme un don surnaturel, par la grâce, il prétendit qu'elle était simplement 4'œuvre de ses facultés naturelles, le fruit de ses efforts. L'homme encore pur, disait-il, possédait, dans l'heureuse condition de son origine, tout ce qui pouvait le rendre agréable à Dieu. Par une vertu qui lui était propre, son corps se trouvait dans une harmonie parfaite avec la raison, et tout son être dans un rapport intime avec le ciel. Ses facultés religieuses^ surtout, devaient se développer au plus haut degré ; par cela seul qu'il les possédait dans son être, il avait la connaissance de Dieu, l'amour de Dieu, la confiance de Dieu;

si bien qu'il pouvait de lui-même, sans aucun secours surnaturel, se mettre en rapport avec son Créateur, accomplir la loi divine et pratiquer toutes les vertus (i). » En un mot, le moine de Wittemberg, mêlant les choses les plus distinctes, confondit la nature et la grâce, l'ordre naturel et Tordre surnaturel ; et s'inscrivant en faux contre toute la tradition chrétienne sous prétexte d'écarter de vaines subtilités scolastiques, il ne vit plus dans les sublimes prérogatives dont la bonté de Dieu avait orné la nature de nos premiers parents que des qualités essentielles de l'homme et inhérentes à sa nature. Calvin et les autres chefs de la Réforme suivirent fidèlement Luther sur ce point.

Plus tard, un théologien belge, dont la doctrine acquit une triste célébrité, tomba dans la même erreur. Balus confondit comme Luther l'ordre naturel et l'ordre surnaturel, et ne vit non plus dans l'état primitif de l'homme qu'un état purement naturel.

Peu de théologiens protestants défendent encore aujourd'hui les symboles et les professions de foi fixés au XVI® siècle par les patriarches de la Réforme; depuis lors les esprits ont fait du chemin, et les anciennes doctrines ne comptent plus que de bien rares partisans. Depuis près d'un siècle, la théologie protestante a pris, surtout en Allemagne, une direction toute rationaliste ; et de nos jours la plupart des théologiens ne sont plus guère que des philosophes parlant Écriture sainte.

(1) Symbolique, liv. i, chap. i, § ii. — Luther, In Gènes., c. m. 0pp. éd. Jen. tom. i, p. 83 ; Apol,, Depeccato originali, § 7.

Je ne m'arrêterai pas à caractériser la doctrine de ces écrivains sur Tétat primitif de Thomme ; nous avons entendu les théologiens proprement dits, écoutons ceux qui veulent n'être que philosophes et qui professent ouvertement le rationalisme.

Jll.

Des incrédules.

Je ne parlerai pas des doctrines ipobles qui ont répé dans le cours du xviii^^ siècle; le rationalisme contempo* rain a généralement abandonné du moins la crudité de la forme sous laquelle elles se sont produites, et il repousserait comme une injure toute assimilation avec le grossier matérialisme du siècle de Voltaire. L'apologiste chrétien doit accepter avec bonheur ces protestations, elles prouvent la flétrissure imprimée par l'opinion publique au front de l'école voltairienne. Ne troublons donc pas la cendre des morts, laissons dormir en paix le noble patriarche de Ferney et son illustre lignée. Bornons-nous à interroger les doctrines vivantes et telles qu'elles sont formulées aujourd'hui par les représentants les plus sérieux de l'incroyance.

Commençons par noter que le caractère général du rationalisme est de rejeter Tordre surnaturel : à travers les mille nuances qui distinguent les divers interprètes du rationalisme, vous remarquerez toujours ce fond commun à tous; ils n'admettent que l'ordre naturel, tout ce qui sort de là est rélégué sans examen préalable au rang

des chimères et des fables. Nul rationaliste ne peut donc accepter renseignement catholique sur l'état surnaturel du premier homme, un pareil enseignement est nécessairement incompatible avec une philosophie qui fait de la raison et de la nature humaine la règle et la mesure de toutes choses. Mais laissons ce côté du rationalisme, il concerne également tous les dogmes et toutes les pratiques surnaturels de la religion chrétienne. Contentons nous de demander à nos adversaires quel fut ce qu'ils appellent l'état naturel du premier homme.

Selon l'enseignement catholique, Thomme fut créé parfait, et dès le premier moment de son existence il fut initié par son Auteur à, la connaissance de la vérité ; c'est cette initiation primordiale que nos docteurs nomment révélation primitive. Quelle est donc à cet égard la doctrine du rationalisme? Le rationalisme repousse et condamne cette révélation primitive de Dieu à l'homme comme attentatoire aux droits de la raison et de la philosophie :' l'homme, jeté sur la terre dans l'ignorance ée Dieu, de soi-même, de sa destinée, a dû être seul l'artisan de ses connaissances; il a dû, par son propre travail, développer son intelligence, acquérir des idées et se €réer le langage pour les exprimer. Voilà ce qu'enseigne le rationalisme, telle est la thèse obligée de tous ses interprètes. Tous, je le sais, n'osent pas l'énoncer avec fran* ehise; mais les principes qu'ils professent les y ramènent forcément. Qu'ils l'avouent ou non, leurs théories supposent que l'esprit humain a eu pour point de départ l'ignorance absolue, et a dû se développer par lui-même, en vertu de l'énergie inhérente à sa nature. Parcourez les

ouvrages écrits par les rationalistes les plus sérieux de notre époque, et si vous ne vous laissez pas payer de mots sonores qui n'engagent à rien, vous reconnaîtrez tout de suite qu'il n'y a sur ce point aucune divergence réelle entre eux et que telle est bien la véritable pensée de tous. Écoulez Jouffroy, Técrivàin le plus sérieux de Técole éclectique : « Les époques les plus reculées, dit-il, sont aussi celles où Thumanité nous paraît la plus voisine de l'ignorance absolue. Nous voyons cette ignorance se dissiper un peu à mesure qu'elle s'éloigne de son berceau... Il semble suivre de là que Vignorance absolue a été le point de départ de VinteUigence humaine, et que la science absolue est le terme vers lequel elle aspire et auquel il est de sa destinée d'aboutir. Ces deux inductions sont vraies, sauf quelques restiictions. On trouve dans l'intelligence humaine des notions que l'expérience n'a pu lui donner; et, quand on examine la nature de ces notions, on s'aperçoit que sans elles nous ne pourrions rien comprendre aux choses que l'expérience nous révèle. Il résulte invinciblement de cette double observation que ces notions n'ont point été acquises par l'intelligence humaine, mais lui ont été données en même temps que les facultés par lesquelles elle concevait... L'intelligence humaine n^est donc pas partie de l'ignorance absolue ; elle n'a pas été poussée en face du monde avec la faculté de le connaître pour toute arme; elle portait aussi en elle les notions premières indispensables pour le comprendre, notions qui lui ont successivement apparu à mesure que l'occasion s'est présentée. Ces notions innées composent ce qu'on appelle la raison et constituent l'être raisonnable... L'homme

n'est capable d'apprendre et de savoir que par elles (i). » — On le voit, Jouffiroy repousse nettement toute révélation primitive; il pense que le premier homme naquit dépourvu de toute connaissance et dut à sa seule industrie son développement intellectuel. Car ces notions innées dont il parle ne sont point des connaissances; Fenfant qui vient d'apparattre à la lumière en est doué, sans que pourtant il connaisse encore quoi que ce soit. Nous admettons avec Jouffroy qu'antérieurement à toute expérience et à tout enseignement il y a dans notre âme des idées universelles, nécessaires et absolues; nous croyons même que sans la présence de ces idées justement appelées innées ni l'expérience ni l'enseignement ne seraient possibles : c*est là un sentiment commun à tous les philosophes de l'école spiritualiste, et nous nous faisons gloire d'appartenir à cette école. Mais, encore une fois, des idées innées ne sont point des connaissances; et Jouffroy croit réellement que Tignorance absolue fut le point de départ de l'humanité.

H. Cousin professe la même opinion ; il nie comme Jouffroy la révélation primitive. Il est vrai que l'illustre chef de l'Eclectisme français ne s'exprime pas toujours avec la même netteté que son disciple, le terme de révélation se trouve même fréquemment sous sa plume; mais savez-vous ce que ce terme désigne dans la pensée de M. Cousin? Rien autre chose que le développement spontané et instinctif de l'esprit humain. Ecoutez-le. « Il en est du genre humain comme de l'individu. Une révélation

(!) Nouveaux mélanges fMlowphiquei, p. 9-10.

primitive éclaire le berceau de la civilisation humaine. Toutes les traditions antiques remontent à un âge où rhomme, au sortir des mains de Dieu» en reçoit immédiatement toutes les lumières et toutes les vérités» bientôt obscurcies et corrompues par le temps et par la science incomplète des hommes. C'est 1 âge d*or» c'est TEden que la poésie et la religion placent au début de Thistoire, image vive et sacrée du développement spontané de la raison dans son énergie native, antérieurement à son développement réfléchi (i). » Ainsi, d'après M. Cousin, l'histoire de la révélation primitive n'est qu'un mythe, un symbole, une allégorie, qui représente le développement spontané de la raison humaine.

Voici en deux mots toute la pensée du chef du rationalisme français, telle qu'elle ressort de l'ensemble de ses écrits. Il n'y a pas eu de révélation primitive, l'homme s'est développé de lui-même; le premier fruit de ce développement a été l'enfantement des religions : de là ces mythologies de l'antique Orient. Puis la raison, à mesure qu'elle grandissait, s'est repliée peu à peu sur elle-même et a fini par engendrer la philosophie, qui est la forme la plus élevée du développement intellectuel. « L'instinct intellectuel, dit le célèbre philosophe, révéla à l'Orient un certain nombre de vérités supérieures, dont la forme primitive fut cette forme populaire qui parle aux sens plus qu'à l'esprit, et voile ce qu'elle ne peut encore démontrer; je veux dire cette vieille mythologie que je ne crois point du tout l'œuvre calculée, ou la ressource de quelques

(1) Inirod. à PhUt, de laphiloi., VII«leç.

sages, ou de quelques castes pour éclairer ou pour enchaîner les peuples, mais le fruit nécessaire du premier développement de la réflexion naissante excitée par rinstinct intellectuel qui lui révélait la vérité,.et en même temps retenue encore par sa faiblesse dans le monde extérieur, qui lui imposait ses images et par conséquent le symbole (1). i> Voilà par où le genre humain a commencé. M. Cousin résume lui-même dans ces quelques mots les principes de sa théorie sur le développement intellectuel et moral de Thomme : « La spontanéité... est le phénomène qui donne naissance immédiatement à la religion, et qui, indirectement et par la réflexion, qui s'appuie sur elle, contient et engendre la philosophie {2). » — « La religion et la philosophie sont donc les deux grands faits de la pensée humaine... La religion précède, vient ensuite la philosophie. Comme la réflexion a pour base Tintuition spontanée, de même la philosophie a pour base la religion ; mais, ^ur cette base, elle se développe d'une manière originale (3). » — La religion et la philosophie sont également le produit de l'esprit humain; mais la première est le fruit de l'esprit humain encore dans la faiblesse de l'enfance, tandis que la seconde le suppose dans la force de l'âge mûr.

Deux des plus fidèles disciples de M. Cousin, HM. Damiron et Saisset, reproduisent exactement la pensée du maître. M. Damiron repousse comme antiphilosophique

(1) Fragments philos., tom. i, p. 240-â4i.

(2) Cours d*Hist, de la philos., IV« leç.

(3) Ibid, U« leç.

la doctrine de M. de Bonald qui réclame rintervention de Dieu pour expliquer Torigine du langage et celle de la connaissance; c'est là du mysticisme, dit-il, et non de la philosophie. Mais voulez^vous savoir comment Tingénieux interprète de la philosophie explique, avec l'origine du langage, le développement primitif de l'esprit humain? Rien de plus simple; écoutez : « Quant à la difficulté que M. de Bonald voit à expliquer la langue des premiers hommes autrement que comme un don primitif du Créateur, voici comment on pourrait la résoudre : les premiers hommes ne sont pas nés parlant, pas plus qu'ils ne sont nés se souvenant (i) ; mais ils avaient la faculté de parler comme ils avaient celle de se souvenir; la pensée leur est venue, parce qu'il était dans leur nature de ravoir; et, quand ils Vont eue, ils Vont exprimée. Chacun a bientôt remarqué en soi le rapport intime et constant de la pensée aux mots, de certaines pensées à certains mots, et, voyant son semblable se servir de mots analogues ou identiques, a naturellement conclu dans cet autre lui-même des idées analogues ou identiques aux siennes {2). » — A la bonne heure, voilà de la philosophie et non plus du mysticisme, voilà ce qu'on peut appeler une explication philosophique ! Nous discuterons plus tard cette philosophie de M. Damiron et de ses amis, nous devons nous borner pour le moment à l'exposer.

(1) Je me permettrai de dire ftM. Damirun Que cette comparaison ne me semble riep moins qne philosophique ; je ne comprends pas trop de quoi un homme qui commence d'exister pourrait se souvenir!

(2) Essai sur VHist. de la philos, en France au xix* siècle, tom. i, p. 291. ,

M. Saisset reproduit jusqu'aux expressions de H. Cou* sin sur l'origine purement naturelle de la religion : « L'instinct moral et religieux, dit-il, J'instinct du divin, voilà ce qu'il y a de primordial dans l'homme, ce qui est antérieur et supérieur à toute religion et à toute philosophie, ce qui devient l'aliment et le fondement de toute croyance religieuse et de toute spéculation philosophique... Si l'homme se contentait de cet instinct confus, il resterait plongé dans une éternelle enfance, il manquerait sa destinée, il rendrait inutile le don le plus parfait que Dieu ait fait à la créature ; la Providence y a pourvu. Il est dans la nature de l'instinct moral et religieux de se développer avec énergie. Le premier produU de ce développement, c'est ce qu'on appelle une religion. Point de peuple, point d^individu sans religion

Le fonds commun de toute religion comme de toute philosophie, c'est l'invincible besoin qui pousse l'homme à développer cet instinct de sa nature^ l'instinct du divin. En ce sens, toutes les philosophies et toutes les religions sont unes ; mais la nature humaine est diverse selon les temps et selon les lieux, et il y a dans la suite des générations une transmission perpétuelle de croyances et d'idées, un développement, un progrès. De là, la diversité des philosophies et des religions, diversité régulière^ soumise à des lois qui sont les lois mêmes de la nature humaine (i). »

Dieu n'apparaît nulle part, la religion et la philosophie sont également l'ouvrage de l'esprit humain, et celui-ci se

(1) Revue des Deux Mondes, mars 1S45.

développe de lui-même, d'une façon toute spontanée.

Je croîs superflu d'interroger d'autres interprètes du rationalisme, ils ne feraient que nous répéter ce que nous venons d'entendre. Tous, à quelqu'école qu'ils appartiennent et quelques soient leurs divergences sur d'autres points, s'accordent à rejeter la révélation que le christianisme place au berceau de l'humanité ; l'indépendance de la raison leur sert de signe de ralliement, et ils croiraient trahir la cause de la philosophie en reconnaissant que l'esprit humain n'a pas tout découvert par luimême. Cette entière indépendance de la raison est un dogme qui, pour tous les rationalistes, a la valeur d'un axiome.

Ainsi, au moment de sa création, le premier homme ne savait rien, et Dieu ne lui révéla rien ni dans l'ordre moral et religieux, ni dans l'ordre physique; le Créateur ne se fit pas même connaître à sa créature, il ne lui enseigna ni ce qu'elle devait croire, ni ce qu'elle devait pratiquer, ni la fin qu'elle devait atteindre : il la condamna à découvrir par son propre travail et les dogmes de la religion et les règles des mœurs. Aussi que de douloureux tâtonnements, que d'essais malheureux, que d'aberrations avant que l'homme parvînt à trouver et à fixer le vrai symbole religieux! « L'hypothèse d'une religion parfaite, dit M. Saisset, antérieure à la civilisation, ne soutient pas l'examen. Quels sont les dogmes de cette religion? Un Dieu spirituel, unique, intelligent, libre et bon, qui aime également tous les hommes. Or, il est clair qu'avant le christianisme les hommes ne connaissaient pas ce Dieu. Nous ne trouvons partout que des

dieux nationaux et limités. Le Jébovah du mosaïsme luimême est un dieu local (i). »

L'humanité n'a donc pas commencé par connaître la vraie religion, cette découverte a été le fruit de longs et pénibles efforts, elle a été le couronnement des progrès religieux de l'esprit humain. Tel est le symbole du rationalisme. Nous allons en examiner sur-le-champ la valeur; nous allons voir, à la lumière même de la raison, au nom de laquelle on le présente, s'il peut soutenir la comparaison avec le symbole catholique.

(1> Loc, cit,-^ Si M. Saisset avait lu la Bible, il ne parlerait pas ainsi de Jéboyab.

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