‹ Les dominicains en AmériqueChapitre 23 sur 48 · DISCE ETIAM SANCTE VIVERE, DISCE MORI · texte numérisé non relu

DISCE ETIAM SANCTE VIVERE, DISCE MORI

Aujourd'hui encore, dans l'hôpital Sainte-Anne de Lima, au centre de la croix formée par les quatre grandes salles de l'infirmerie, se trouve un autel consacré à la patronne de l'hôpital, et sur cet autel on voit un grand tableau représentant cette même sainte Anne ayant notre archevêque agenouillé à ses pieds.

Sur la muraille, on lit en espagnol l'inscription suivante :

« Tel est le portrait de don Jérôme Loyasa, naturel de Truxillo, en Estramadure, noble par le sang, et de profession dominicain, homme très-savant.

« En l'année 1537, il fut nommé évêque de Carthagène; en 1541 , évêque de Lima. Il érigea sa cathédrale le 17 septembre 1543, et il reçut le pallium de premier archevêque de Lima en 1548.11 fut intègre dans la justice, d'un zèle extraordinaire et d'une charité rare, spécialement envers les Indiens, qu'il aimait tendrement et pour le bien desquels il fonda en l'an 1549 cet hôpital, auquel il donna tout ce qu'il avait étant vivant, et après sa mort son propre corps. II légua, en outre, une rente de seize mille écus pour l'entretien des pauvres au milieu desquels il avait passé sa vie dans l'exercice de la charité et de la prière. Il convoqua deux conciles provinciaux, gouverna son Eglise trente-deux ans, et mourut plein de mérites en 1575. »

En terminant ce court aperçu sur la vie et les vertus du pieux archevêque de Lima , nous devons faire observer que , dans tous les ouvrages écrits sur le Pérou et sur les grands hommes que ce pays a donnés à l'Eglise et à l'Amérique, ce saint prélat est placé au nombre des plus illustres, et l'Ordre de Saint-Dominique glorifié pour avoir produit un si grand et si digne personnage.

Cette réflexion, mieux que notre récit, donnera une idée de ce que fut le dominicain F. Jérôme de Loyasa, premier archevêque de Lima.

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