‹ Les dominicains, leur raison d'êtreChapitre 10 sur 35 · Lacordaire, ouvrag. cité, p. 113, sqq · texte numérisé non relu

Lacordaire, ouvrag. cité, p. 113, sqq

En 1550, les dominicains fondent une Université à Lima.

En 1556, ils entrent dans le royaume de Siam, et Frère Gaspard de la Croix a la gloire de mettre le pied en Chine, où nul missionnaire ne l'avait précédé.

En 1575, Frère Michel Bénavidès pénètre aussi en Chine avec deux compagnons, et y élève la première église catholique sous l'invocation de l'Archange Gabriel. Il fait un travail sur la langue chinoise, et crée un collège pour l'éducation des enfants dans la religion chrétienne.

En 1576, vingt-cinq Frères-Prêcheurs se -mettent en route pour les Iles Philippines, dont l'un d'eux. Frère Dominique Salazar, devient le premier évêque.

En 1584, les dominicains évangélisent le Mozambique et la côte orientale de l'Afrique.

En 1602, ils ont une maison au Japon.

En 1616, ils érigent une Université à Manille (1).

Les Frères-Prêcheurs ont encore aujourd'hui des missions importantes, en Asie, en Océanie.

En Europe, ils possèdent de nombreuses provinces, réparties chacune en plusieurs couvents. Chaqlie couvent occupe en moyenne douze religieux. Dans chaque province il existe un couvent d'études philosophiques et théologiques, où, pendant sept à huit années, les jeunes religieux se préparent à la prédication ou à l'enseignement. Le monde s'imagine volontiers que les dominicains doivent leurs succès, comme prédicateurs, à des cours spéciaux d'éloquence qu'ils suivraient au couvent, et même ailleurs. La légende sur ce point ne date pas d'hier. Ce qui est vrai, c'est

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