‹ Les dompteurs de la merChapitre 18 sur 46 · LIUDIUDE SK LAISSAIT ALLER A DES RÊVERIES SANS FIN. (P · texte numérisé non relu

LIUDIUDE SK LAISSAIT ALLER A DES RÊVERIES SANS FIN. (P

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aérons à Brattehilde. Je t'accompagnerai et je prendrai quelquefl serviteurs avec moi afin d'adoucir tes regrets.

Ace moment, raconte la Chronique, Thorstein s'arracha pour quelques instants aux ténèbres de la mort. Il ouvrit les yeux, et regardant Gudride, il dit d'une voix claire et vibrante :

— C'est toi qui es cause de ma fin misérable, mais je ne saurais t'en vouloir. J'ai eu tort de me mettre en travers de ta vie d'aventures. Tu n'es point faite à la vie paisible du foyer. Les dangers et les combats ont pour toi des attraits irrésistibles. Prends patience, et tes vœux seront exaucés ; car tu rencontreras sur ta route un chef vaillant qui te conduira, l'épée haute, à travers les océans et les terres inexplorées. Tu assisteras à de sanglantes batailles. Souvent la mort t'apparaitra, prochaine; mais elle ne t'effleurera pas de son aile; et ton àme, sanctifiée, rayonnera, vivante, sur la terre.

Ayant dit, le fils d'Erik retomba dans la majesté de l'éternel silence. Gudride se jeta sur son corps, qu'elle inonda de ses pleurs.

Fidèle à sa promesse, Aslang le Noir vendit, le printemps venu, ses biens et ses troupeaux,

l"ile aux oiseaux. 99

fréta un navire, y chargea les restes de Thorstein, et, avec quelques-uns de ses compagnons, ramena Gudride à la cour de Leif, où ses infortunes accrurent son prestige.

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