‹ Les Dons du Saint-EspritChapitre 14 sur 47 · Et ce serait là une manière imparfaite et · texte numérisé non relu

Et ce serait là une manière imparfaite et

superficielle de juger, si le don d'intelligence devait juger par mode résolutif et analytique. Mais il n’appartient pas at don d'intelligence, non plus qu’à l’habitus des principes, qu’on appelle aussi intelligence, d'atteindre les vérités en les résolvant dans leurs causes et leurs principes, étant

donné qu’il s’agit là de vérités premières : le don d'intelligence doit seulement juger des vérités surnaturellés — qui se comportent comme les principes dans les choses de la foi — en pénétrant leurs termes; en effet comme l’enseigne saint Thomas (IT® II*, q. 8, a. 6, ad 2), le don d'intelligence porte sur les premiers principes de la connaissance de grâce. Et parce que les termes n’en sont pas évidents dé soi, et connus de tous, il faut user d’un don spécial pour les pénétrer et les comprendre, et discerner leur vraie signification en séparant le vrai du faux ét le spirituel du sensible, non pas sans doute par une évidence intrinsèque et positive, en connaissant ce que ces termes sont, mais par une évidence extrinsèque et quasi négative, en connaissant ce qu’ils né sont pas, comme nous l’avons expliqué d’après saint Thomas.

C’est ainsi que dans l’ordre naturel lui-même beaucoup de principes, qui sont connus de Soi non pas pour tous, mais seulement pour les sages, supposent la connaissance et la pénétration de leurs termes sans discours, certes, mais à l’aide d’un véritable jugement et d'une comparaison faite avec sagesse et pénétration, c’est pourquoi ils sont dits connus de soi pour les sages seulement.

26. Instance : Ce jugement appartient à la foi, qui assentit aux principes surnaturels. Et il appartient aussi au don de sagesse, puisque ce dernier juge des choses divines, et ces choses-là sont principes à l'égard du reste.

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