‹ Les Dons du Saint-EspritChapitre 20 sur 47 · NAN · texte numérisé non relu

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Re te, LE DON D’INTELLIGENCE DA

68. Notre conclusion procède des exigences propres et intrinsèques du don d'intelligence lui-même. Voici comment en effet saint Thomas démontre dans cette question 68, a. 6, que les dons du Saint- Esprit demeureront dans la patrie : &les dons disposent les âmes à suivre l’impulsion du Saint-Esprit, mais c’est surtout dans la patrie que les âmes lui seront dociles parce que là Dieu sera tout en tous. » Il faut par conséquent que le don d’intelligence demeure aussi dans la patrie afin que par Jui les âmes suivent la motion du Saint-Esprit. Mais la vision divine n’est pas ce par quoi nous suivons la motion du Saint-Esprit, elle est ce par quoi nous le possédons lui-même et Iüi sommes unis par une éternelle et immuable opération, elle ne peut donc pas être l’opération et l’acte de ce don. Et ainsi ou bien un tel don ne se trouve pas dans les bienheureux, ou, s’il s’y trouve, Comme nous l’avons montré, son opération ne peut pas être la vision de Dieu.

69. Nous pouvons encore former un argument efficace a posteriori pour prouver notre conclusion. Le Christ Seigneur a possédé ici le don l’intelligence, et les autres dons du Saint-Esprit, selon Isaïe, xt, et comme cela est de foi. Et ces sept dons se trouvent aussi dans les autres hommes, comme cela est établi par les Pères et le sentiment commun des théologiens, et ainsi que l’admet saint Thomas ; mais si le don d'intelligence avait été

“dans le Christ la lumière de gloire elle-même, et son

acte la vision bienheureuse, un tel don ne pourrait se trouver en nous à via, Où nous ne jouissons pas

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