‹ Les douleurs de la vieChapitre 101 sur 292 · De V Allemagne, i\^ partie, chap · texte numérisé non relu

De V Allemagne, i\^ partie, chap

2. Mémoires de Benvenuto Celimi, traduct. Leclaiiché. note de la p. .401.

lenon : « J'ai toujours ouï dire qu'il était difficile de mourir : cependant , me voici parvenu à ce moment si redoutable aux hommes, et je ne trouve pas que cela soit si difficile... »

ÉiéTation. — Ah ! Seigneur, pour celui qui vous a aimé et servi de son mieux, qu'est-ce que cette terreur de la mort? Ne doit-il pas, au contraire, se réjouir à la pensée si douce de voir finir pèlerinage et combats, et d'être réuni à vous pour l'éternité? Que cette disposition soit dès cet instant la mienne. Non, plus de crainte en face du tombeau, si ce n'est à cause de mes péchés. — Je me souviendrai de cette réflexion d'une noble et sainte femme de nos jours à l'une de ses amies : — « Bénissons, avant tout, Dieu de ce qu'il ordonne , de ce qu'il permet; bénissons-le surtout d'avoir assoupli notre cœur à sa volonté , de nous l'avoir fait aimer et vraiment vouloir. Chère amie, il n'y a dans ce monde que deux choses qui vaillent : aimer Dieu et faire son devoir. Je crois que non seulement il est dangereux de reculer devant lui, mais plus pénible , et que les sacrifices exigés doivent être faits sans hésitation et sans arrière-pensée. J'ai bien souffert dans ma vie, mais dans ces soufft'ances j'ai appris à être heureuse d'un bonheur que rien ne peut ôter, ni l'exil , ni surtout la mort ^ . »

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