Vita p. Nicolai Zucchi, à D. Bartholo, livre I, ch
2. Dans son ouvrage miiliûé Heteroclita spirUuaUa , n^ p., sect. 3^ 5^ point. (Grenoble, 1646, in-4'5).
1629, à Dole en Franche-Comté, Huguette Boy, femme de médiocre condition, réduite à toute extrémité par la maladresse d'un médecin qui, voulant la saigner, lui avait coupé l'artère, vit entrer dans sa chambre une jeune fille vêtue en blanc, dun maintien fort modeste, qui lui offrit de la soigner au nom de Dieu. La malade accepte avec reconnaissance, et, chose prodigieuse, elle se sent guérie au seul contact de l'étrangère; mais celle-ci s'éloigne jusqu'au soir, pendant qu'il n'est bruit en ville que de cette guérison. Quand l'inconnue revint, elle dit. à Huguette Boy, sans plus chercher à se cacher : « Je suis votre tante Léonarde Gollin, morte il y a dix-sept ans, et qui vous ai légué ce que je possédais. Grâce à la bonté divine, je suis sauvée : et c'est l'auguste Marie, pour laquelle j'eus une grande dévotion, qui m'a obtenu la sentence de miséricorde. Sachez donc, ma chère nièce, que la mort me surprit pendant que j'avais sur la conscience un péché mortel : et je n'avais point de confesseur 1 Marie obtint pour moi de son divin Fils un mouvement de contrition parfaite, et ainsi j'échappai à la damnation. Le Seigneur permet que, sous la conduite de mon bon ange, je vienne achever ma peine en restant à votre service pendant quarante jours , à la condition que vous accomplirez en mon nom trois pèlerinages que je vais vous indiquer, et alors j'entrerai dans la gloire céleste. » — Le confesseur, prévenu, et redoutant quelque piège du démon, engagea Huguette à menacer l'apparition des exorcismes de l'Église; mais celle-ci n'en parut aucunement troublée. La malade, non encore convaincue, insista. — <c Gomment, dit-elle à la jeune fille, pouvez-vous être ma tante Léonarde, lorsque je l'ai vue toute cassée, toute vieillie, toute ridée, pendant que vous portez à peine vingt ans? Ma bonne tante était, en outre, du caractère le plus désagréable : et vous vous montrez si complaisante et si charitable I — Ahl ma fille, répondit l'apparition, mon véritable corps est au fond du sépulcre, d'où il ne sortira qu'à la résurrection ; celui que voyez ici est formé miracu-