Cité par Bellarmin, Purgntor., livre P', ch
4. A'e laiteris, inimka mm., super me quia cecidi : consurgam cum sedero in tenebris : Dominus lux mea est. Michœ» vu, 8.
j. Tu quoquè in sanguine testamenii tui emisisti vinctos tuos de lacu in quo non est aqua. Zachariœ ix, 11 6. Epist. IX et XII de Genesi, n^ 23.
ANCIEN TESTAMENT. ggg
ches, mais toutes celles qui là expiaient leurs faute. Enfin nous hsons dans le prophète Malachie le texte c,:; tout a 1 heure nous expliquait S. Au-ustin • // l„r T enfants de Lévi, il les foula co.nme l" " 'li^r^^^Tt
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la même laçon. S. Ambroise s'exprime en ces fermes • « Quelques-uns, quoique livrés au tourment d, fen n' ~ ront dire cependant (avec David 1 ' aZTJ^„ ' P"""'le feu et par Veau ^ et vous noJs a.t VrZTT'' uusée là au rafraickissement. Les uns' rrerf lanH: feu le= autres y trouveront une rosée comme les "ro enants dans la fournaise de Babylone; et tous eux aÛ
trTZtr'rr"' """' '^-"^ ''^ flammeVun ve? âne f'pl . , , ? /' "'' "^"'■'■''' y ^on' consumées et que tel soit le terme funeste de mes combats! Le Sel!n;ur sauvera ses serviteurs; par la foi nous aurons le sa uret par le feu nous serons purifiés \ » ' ®'
Les Juifs, au surplus, priaient publiquement pour les morts, et cette pratique s'est conservée jusqu'à nos Toir dans leurs synagogues 3. J 4" a nos jours
lame, dan. le purgatoire, en étudiant de quelle manière Dieu sembla faire le sien sur la terre S- C i, Lma cette admirable vierge de la fin du xvi» siècle LorV cpi elle fut arrivée au dernier degré de l'union avec'i: ce-" le.te Maire, son âme se trouva bientôt plongée dans la nuit la plus profonde. Ces ténèbres duraient des heur s
elle était en enfor ou en purgatoire, ou dans quelque
Ps^l''"tT'"'"' p„. i,„em et a^mam, et eduxMi nos in refr.jemnn. 2. Ainbros. in ps. xxxvr, n^ 26
obscur cachot. Elle tombait dans cet état tout d'un coup et perdait aussitôt le souvenir des délices dont Dieu l'avait enivrée et le goût de sa présence. C'était un désert de ténèbres, dabattement , d'insensibilité; la patrie de la mort, la nuit du délaissement, l'a caverne de la désolation , où la pieuse vierge se croyait loin de Dieu et seule avec elle-même. Elle soupirait sous le poids des ténèbres qui l'environnaient, incapable de penser non seulement aux choses surnaturelles , mais encore aux choses les plus simples. Son esprit s'efforçait de saisir une étincelle de la Divinité , mais toute lumière avait disparu. Sa volonté s'efforçait d'aimer, mais elle était dure comme la glace ; sa mémoire cherchait à s'attacher à quelque image qui pût la consoler, et tout semblait inutile. Ce qui ajoutait à ses tourments, c'est qu'elle se souvenait vaguement d'avoir autrefois connu et aimé Dieu,* et qu'elle sentait en même temps qu'elle ne le connaissait et ne l'aimait plus , et qu'il n'était plus pour elle que comme un inconnu*, un absent, un étranger. Elle s'efforçait alors de trouver dans les créatures des traces de celui qui l'avait ainsi abandonnée; mais elle n'y reconnaissait plus l'image accoutumée de son Créateur. Vaincue par l'épouvante et l'angoisse, elle s'écriait : « Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonnée? ■) Mais rien, pas le moindre écho, ne répondait dans le vide de son âme. Elle tentait alors de nouveaux efTorts , mais son âme avait perdu toute chaleur ; la force de son esprit était émoussée, tous les sentiments de piété assoupis chez elle. Arrachée à son bien-aimé, déchirée dans son être , elle ne savait plus que faire en ce martyre. Or, le plus grand de ses supplices c'est que de telsmaux semblaient devoir durer toujours. Elle ne voyait à sa misère aucune fin ; un mur d'airain sans issue semblait la renfermer à jamais dans cet horrible labyrinthe : de sorte que , dans sa désolation , elle ne pouvait distinguer si ce qu'elle souffrait n'étaient pas les tourments de l'enfer. Elle cherchait à se consoler par cette pensée qu'elle devait
nécessairement succomber sous le poids de telle, dou leurs, parce qu'il lui fparaissait impossible de les endurer longtemps ; mais le souvenir de l'immortalité, qui résiste a enfer même, se présentait à son âme éperdue. Parfoi^ elle allait crier au secours,'; puis elle étouffait ce cri sa^ chant bien que personne ne pouvait l'assister dans des an goisses qu'il lui était impossible à elle-même d'exprimer et que personne , assurément , n'était en état de comprendre Pendant quinze ans , elle fut chaque jour, au moins une fois et pendant une heure, quelquefois plus longtemps
fZÎZÎ'7'Tr'''' '^''''''' «"Soisses mortelles.' L habitude, loin d'adoucir ses épouvantes, semblait les augmenter : car, lorsqu'elle se les représentait comme éterneltes, était, sa mémoire liée comme elle était ne pouvait lui rappeler que la veille elles avaient cessé. Quelquefois seuement, un rayon de lumière, pénétrant dans son âme les lu. faisait envisager comme ne devant pas durer toujours • et au heu de souffrir alors les tourments de l'enfer elle endurait ceux du purgatoire; mais elle n'en était pas moins désolée en se croyant ainsi bannie de la présence de Dieu, quelle aimait uniquement. Elle cherchait à l'aimer davantage encore, et il lui paraissait qu'elle ne le pouvait
Z^r-tT'* '.''""' ''' '^"^'"■^'' «™" «" hasard; son cœur était desséché, son énergie brisée, ses sens émou^sés
Elle soupirait, pleurait, gémissait, se frappait la poitrine'
disant . « Que votre volonté, Seigneur, et non la mienne, saccomphsseen tout'! »
Dieu purifiait ainsi de plus en plus cette âme éminemment sainte, et la plaçait sur le calvaire pour l'unir plus parfaitement à Jésus agonisant et immolé. ^
ÉléTatlou. - Hélas ; ô mon Dieu! combien je redoute
il, ^sï.*'"'"' "''"''"• P" ^'^"'"' "■'"l""- Ch- Sainte-Foi; 2= édit..
votre justice quand je me rappelle ma vie sensuelle , mes innombrables péchés, le peu que j"ai fait pour vous! Et pourtant j "espère en votre immense bonté. Elle daigner;i pardonner à mon profond repentir. Puisse-t-elle me châtier en cette vie même , et m'épargner dans l'autre les souffrances terribles du purgatoire !