Catechesi 5 mystagoyicà
» son âme en retirerait un notable secours '. ;> — Saint Épiphane, qui vivait à la même époque (310-403 , met au nombre des dogmes de l'Église la prière pour les défunts. Ailleurs, il traite Aérius d'hérétique parce qu'il niait ce point de foi 2.
Venons à saint Ghrysostome. — « Ce n'est point par les » larmes, dit-il, que l'on vient au secours d'un défunt, » c'est par les prières, les supplications, les aumônes. » Et un peu plus loin : « Ne vous lassez point de porter » assistance aux morts en offrant pour eux des prières ^. » Peut -on rien trouver de plus explicite? Et voici quil attribue formellement aux Apôtres l'institution de ces suffrages : « C'est à bon droit que les Apôtres ont introduit » la commémoration des défunts dans la célébration des » redoutables mystères : ils savaient que ces âmes en » retirent un grand profit, une utilité précieuse ■*. « Et, comme fait, à côté de cette expression si claire de la doctrine, l'historien Théodoret (387-458) nous montre l'empereur Théodose-le-Jeune agenouillé au tombeau de saint Ghrysostome et priant pour les âmes d'Arcadius et d'Eudoxie , ses parents défunts ^. — Théophylacte ^579-640) : « J'insiste sur ce point , que les oblations et distributions » faites pour les morts servent grandement à ceux mêmes » qui sont morts avec des péchés graves ^. » — Saint Jean Damascène, que nous citerons plus longuement au chapitre suivant, prouve cette vérité par les témoignages de
1. Pro certo sihi persuadens horum memoriam nonparùm utilUatis animœ mx esse alMuram. De Vità Constantini, 1. iv, c. 60.