LES LITURGIES
seur de S. Damase. Mais les autres liturgies ne sont pas moins expresses, ainsi que nous allons le voir^
Voici celle desnestoriens du Malabar : « Souvenons-nous » de nos pères, de nos frères, dès fidèles qui sont sortis » de ce monde dans la foi orthodoxe; prions le Seigneur » de les absoudre, de leur remettre leurs péchés et leurs » prévarications, et de les rendre dignes de partager la » félicité éternelle avec les justes qui se sont conformés à » la volonté divine. » Une autre liturgie nestorienne du même pays nous présente encore les paroles suivantes, dans une prière admirable : « Seigneur Dieu des armées, » recevez aussi cette oblation pour toute l'Église catholi- » que, pour les prêtres , pour les princes catholiques , pour » ceux qui gémissent dans lapauvreté, l'oppression, la mi- » sère et les larmes, ei pour les fidèles tréjjcissés. ^ Ailleurs, dans cette même liturgie : « Affermissez, ô mon Dieu, la » paix et le repos des quatre parties du monde... Détruisez » les guerres , éloignez les batailles au-delà des extrémi- » tés de la terre ; dissipez les nations qui veulent la guerre '-...: » relâchez les liens , les péchés et toutes les dettes de ceux » qui sont morts : nous vous en supplions par votre misé- » ricorde et vos bontés infinies. » C'est toujours la même pensée de miséricordieuse compassion, et aussi de foi dans le dogme du purgatoire.
Les nestoriens se divisent en plusieurs branches (ces hérétiques soutiennent qu'il y a deux peronnes en Jésus- Christ, et que la Sainte Yierge ne peut recevoir le titre de Mère de Dieu ; ils datent du iv*^ siècle). La branche de Ghaldée, ou de Syrie, qui a conservé un grand nombre des plus anciens usages liturgiques, prie ainsi : « Recevez cette » oblation, ô mon Dieu, pour tous ceux qui pleurent, qui
1. Nous suivons, pour ces cilations, le savant ouvrage do M?=" de Trivern, évoque de Strasbourg : Discussion amicale sur VÉglise Anglicane, et en général sur la lie formation ; t. IJ. lettre 13«.