‹ Les douleurs de la vieChapitre 192 sur 292 · Bellarmin^ De Purgator. lib. II, cap · texte numérisé non relu

Bellarmin^ De Purgator. lib. II, cap

2. Si ceciderit Ugmim sive adauslrum site ad aqmlonem,uhmnnquè ceciderit, ibi erit. Eccli. xi. 3.

3. Ante obitum tnum operare jnstitiam, quoniam non est apud inféras invenire cibum. Eccli. xiy^ 17.

4. Operamini non cibum qui périt, sed qui pcrrnanet in vitam œternarn, quam Filius Hominis dabit vobis. Johan. vi, 27.

5. y'e verearis usque ad morfem justi/icari. Eccli. xviii, 22 C. Venit 710X, quando nenw potest operari. JoLian. ix, 4.

ON n'y Mérite plus. - 365

tribunal du Christ, afin que chacun recoiiw ce qui regarde son corps propria corporis sicut gessit), selon ce qu'il a fait de bien ou de mal ^ En commentant ce passage, S. Augustin observe à bon droit que le propria corporis, « les œuvres du corps », ne sont point ainsi appelées parce qu'elles auraient été faites sans la participation et en dehors de i ame, mais pendant le temps oii l'âme était unie au corps, c'està-dire pendant la vie, par exclusion du temps qui suit la séparation de Tun et de l'autre -. — Et le même S. Paul nous dira ailleurs : Ce que l'homme aura semé c'est ce qu'il recueillera.... Ne nous fatiguons point à la poursuite du mal: car, en ne nous lassant pas, nous recueillerons la moisson en son temps^. « En son temps », n'est-ce pas au moment où le Père de famille demande compte à son intendant? Il n'est plus l'heure de cultiver et de semer. Ainsi, à la mort nous rendons nos comptes, nous ne produisons plus. Le champ a été moissonné : malheur s'il a donné des épis insuffisants, et plus encore si la main du maître n'y a rencontré que l'ivraie ! Et c'est bien l'interprétation non équivoque de Notre -Seigneur, dans la parabole du fermier d'iniquité : Rends compte de ton administration, car désormais tu ne pourras plus cultiver ma terre ^. « Tu ne pourras plus cultiver », le temps de produire est fini ; la mort a mis un terme définitif à l'épreuve, et il ne reste plus qu'à examiner ce qui est acquis. Aussi une des grandes scènes de l'Apocalypse est celle-ci : un ange tient un de ses pieds posé sur la terre, l'autre sur la mer, et déclare, « au nom de Celui qui vit dans tous les siècles » , que le temps a pris

1. Omnes nos manifestari oportet nnte tribunal Christi, ut référât umisqvAsque propria corporis. prout gessil, sire bomnn sive nialum. 11 Corinth. V, tO.

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