Alexis Segala, Trinmp/ivs Purg., p. II, c. 24, n
2. Jacques Hautin, Pairociniumdefunclorum. I, G. ;Liège, 15G5.)
tra encore de la même manière , plus heureuse chaque fois, parce qu'elle approchait de sa délivrance. Bref, une de ces nuits, à la suite du Requiem, elle quitta la stalle comme un prisonnier qui s'échappe de son cachot . et s'élança vers le ciel ^
On n"a pas de peine à admettre, en effet, avec des traits semblables, — et il y en a bien d'autres, — que les tourments de l'expiation soient infligés souvent dans le lieu même où l'on a péché pendant la vie.
Le P. Jos. Anchiéta, surnommé l'Apôtre du Brésil, étant au collège de Bahia, fut appelé en toute hâte, une aprèsmidi . pour administrer le sacrement de pénitence à un malade qui habitait un village assez éloigné. Il s'empresse d'y courir. Au retour, la nuit le surprit en route. Arrivé auprès d'un lac, il entendit un concert de gémissements qui semblaient sortir de terre. Son compagnon, épouvanté, ne respirait plus ; mais lui , habitué à ces manifestations surnaturelles, dit simplement : « Mettons-nous à genoux et récitons cinq Pater et cinq Ave pour le soulagement des âmes qui sans doute font en ce lieu leur purgatoire , et qui nous implorent par la permission de Dieu. » Cette prière achevée , on n'entendit plus rien : comme si le soulagement avait été immédiat. Du re<te, jamais ce bruit ne s'était produit auparavant en ce lieu, ni ne se produisit depuis-.
^- — Une seconde opinion, soutenue d'abord par S. Augustin ^ , puis rétractée par lui '* , ne veut pas que les lieux où sont envoyées les âmes du purgatoire soient matériels et sensibles , mais elle les place dans l'espace infini. D'au-