‹ Les douleurs de la vieChapitre 205 sur 292 · II Rétvaclaiions · texte numérisé non relu

II Rétvaclaiions

LIEL' OU SITUATION. 385

très auteurs, dès les premiers siècles, voulaient que le purgatoire fût cette vie même , oii l'âme est enfermée dans le corps comme dans une prison : ce qui était , au fond , nier lexpiation après la mort, et tomber dans l'hérésie. S. Irénée, dès le second siècle, réfutait cette grave erreur ^ Il n'est pas même bien sûr qu'une telle opinion n'allât pas à donner le corps comme le cachot de l'âme , son lieu d'expiation, même après la mort, bien que le corps continuât de paraître inanimé. Mais l'Écriture , en mille endroits, dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, n'appelle-t-elle pas la mort une « descente de lame dans les bas lieux, in infernum, ad inferos » ?

3** — En troisième lieu , le juif Philon , et après lui Origène, ont pensé que le purgatoire, aussi bien que l'enfer, ne sont pour l'âme autre chose que les souvenirs et les remords de la conscience, qui la déchirent plus ou moins, selon sa culpabilité-. Encore faut-il cependant que cette âme soit quelque part, même pour ce supplice. D'ailleurs, en réduisant à ces termes l'expiation finale , on ferait de la vie présente un purgatoire aussi parfait que celui de lu vie future , puisque le remords s'y produit également.

4° — Une quatrième pensée établit et le purgatoire et l'enfer dans la vallée de Josaphat. S. Ghrysostome attribue cette manière de voir à quelques anciens, égarés par le mot de gehenna employé par Notre-Seigneur, et qui, outre qu'il a le sens de tourment, est encore le nom de cette vallée, située près de Jérusalem. Écoutons, de plus, S. Grégoire le Grand ^. Dans ses Dialogues^ posant précisé-

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