‹ Les douleurs de la vieChapitre 208 sur 292 · Dialorjonim lib. IV · texte numérisé non relu

Dialorjonim lib. IV

LIEL' OU SITUATION. 389

vez-vous que le roi Théodoric est mort? — Non pas, répondirent-ils : car nous l'avons laissé très bien portant, et depuis il n est venu aucun avis que les choses aient changé. — Eh bien , reprit l'ermite, détrompez-vous : il est mort^ et hier, à la neuvième heure (trois heures de l'aprèsmidi) il a été amené ici entre ses deux victimes , le pape Jean et le patricien Symmaque, et précipité dans la chaudière de ce volcan du Stromboli. » Les marins ne le crurent pas, mais tinrent note de ce qui leur avait été dit, et, arrivés en Italie , ils trouvèrent que la mort était réelle et que les heures concordaient parfaitement. Et, de fait, l'homme ayant été créé sur cette terre, le Fils de Dieu l'ayant foulée de son pied béni, y ayant fait entendre son verbe et répandu son sang, pourquoi ne resterait-elle pas aussi le théâtre et l'instrument de la divine justice? Il est vrai qu'on aurait à dire la même chose de la récompense ; mais nous savons par la révélation que cette récompense consiste dans la vision béatilique de Dieu, et un tel bonheur ne peut, en aucune hypothèse, se concentrer dans un espace aussi restreint, tandis que la punition le peut parfaitement.

Lorsque, au l^Mivre des Rois, chap. 28% Samuel apparaît à Saiil, la pythonisse d'Endor, qui l'a évoqué, s'écrie : « J'ai vu les dieux (c'est-à-dire un être en quelque sorte divinisé, d'après tous les commentateurs); j'ai vu les dieux s'élancer du fond delà terre'.» L. c'était bien l'âme de Samuel, et non un vain fantôme; quelques interprètes pensent même qu'elle était accompagnée de celle de Moïse- : ce qui expliquerait le pluriel deos^ les dieux. Et Samuel dit au roi : « Demain toi et tes fils vous serez avec moi », c'est-à-dire au même lieu profond. C'est bien le sens de l'office des morts, où l'Église prie ainsi : « Délivrez, Sei-

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