‹ Les douleurs de la vieChapitre 211 sur 292 · XXXI v Moralium, 13, ad · texte numérisé non relu

XXXI v Moralium, 13, ad

3. On peut consulter, sur cette discussion, le Purgatoire de Bellarmin, II, 8, où elle est longuement traitée.

pontife, si elle a eu lieu, ait obtenu un adoucissement aux maux d'un damné, ce serait tout autre chose, nous l'avons dit^.

2° — Quant au second point, si les âmes peuvent sortir momentanément du purgatoire, quelques docteurs ont pensé que la chose est impossible, que les apparitions citées sont des manœuvres du démon pour égarer la simplicité des fidèles. Tertullien le dit assez clairement 2. On pourrait, à la rigueur, attribuer la même opinion à S. Chrysostome^ et à Théophylacte ^. Mais, si on lit attentivement ces derniers textes , on s'assure que tel n'est pas le vrai sens : on y avance simplement que les âmes ne peuvent venir à nous suivant leur volonté, encore moins se transformer en démons pour se répandre sur la terre et dans les airs. Les protestants, naturellement, se moquent et tournent ces matières en ridicule : cela est plus aisé que de donner de bonnes raisons, on le sait, mais cela non plus ne détruit rien.

L'autorité de S. Augustin est grave. « Les hommes, vivants ou morts, dit-il, apparaissent à d'autres, pendant le sommeil ou dans la veille , mais non pas absolument dans leur substance ; ce sont plutôt des sortes de représentations. Nous croyons que cela s'opère par le ministère des anges, la Providence le disposant ainsi dans la profondeur inscrutable de ses desseins : soit pour instruire les humains, soit qu'ils y apportent de l'illusion; qu'ils y soient consolés ou qu'ils s'en effraient ; suivant que justice ou miséricorde est réservée à chacun par celui que l'Écriture appelle à bon droit la Miséricorde et le Jugement. Les âmes des défunts sont là où elles ne voient ni n'entendent ce

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