‹ Les douleurs de la vieChapitre 212 sur 292 · In Yiii xMaUlieei · texte numérisé non relu

In Yiii xMaUlieei

qui se fait ou ce qui survient parmi les hommes. Et pourtant elle? s'inquiètent des vivants , bien qu'elles ignorent ce qu'ils font. Et nous aussi, ne nous intéressons-nous pas aux morts, tout étrangers que nous sommes à leur situation? Les défunts, à la vérité, ne savent point par euxmêmes ce qui se passe ici-bas , mais ils peuvent ensuite l'apprendre de ceux que la mort réunit à eux ; et non tout à fait, mais seulement autant que Dieu le permet et qu'il leur est utile ; ils peuvent l'apprendre également par les anges qui nous protègent, et qui à la lin portent nos âmes là où ils sont. L'Esprit divin peut aussi le leur révéler, dans la limite utile. En outre, les morts peuvent se manifester aux vivants, non par leur propre force, mais par le pouvoir divin. Que ces apparitions accusent leur réelle présence ou que les anges agissent pour eux, je n'oserais rien assurer là-dessus. Car le Dieu tout-puissant, qui est présent partout, peut se servir du ministère angélique, répandu également en tout lieu, pour offrir aux hommes les consolations dont il croit devoir soulager les misères du pèlerinage terrestre ^ » — Et ailleurs : « N'est-il pas vrai que Samuel a prophétisé même après sa mort (dans l'apparition à Salil" ? Et que dirons-nous de Moïse, qui certainement était mort aussi, d'après l'Écriture (et qui était dans les limbes'? N'a-t-il pas apparu avec Élie au moment de la transfiguration-? » Les saints, par une permission divine, et sur le rapport des témoins les plus dignes de créance, se sont maintes fois manifestés aux hommes; leur histoire est pleine de ces miracles : pourquoi le même prodige ne se réaliserait-il pas, dans un but d'utilité analogue, en faveur des âmes du purgatoire , qui , bien que soumises encore à la peine, appartiennent néanmoins à la famille des élus? S. Augustin a tout un chapitre là-dessus, à l'endroit que nous venons de citer. — En fait, les relations les plus

1 . Lib rjc Spirifu cf A nimâ, xxix (Migne, Patrol. lat. t. XL^^, p. 799).

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