Salvus erit, sic tamen quasi per iynem. I Cor. m
2. 16e concile général, tenu en 1439, 5ou> le pape Eugène IV; le principal objet en était la réunion des Grecs avec l'Église Romaine.
NATLRE DES SOUFFRANCES. 411
incliner pour le lieu; il nous le semble. Bellarmin, qui est pour cette idée du feu réel , allègue le consentement des docteurs, l'autorité de saint Grégoire le Grand, celle de saint Augustin, les expressions ordinaires de l'Écriture, la raison que les corps des damnés seront dévolus au feu après la résurrection : Allez au feu éternel qui a été préparc pour le démon et pour ses angss^. N'est-il pas écrit, d'ailleurs : Chacun est puni par où il a péché- ? Or, l'homme pèche le plus ordinairement par la concupiscence à l'égard des objets sensibles : il est donc juste qu'il soit aussi châtié par un objet sensible; et cet objet serait le feu matériel et réel. — Saint Grégoire l'entend de la sorte. « Et pourquoi, demande-t-il, si l'esprit immatériel de l'homme est enfermé dans le corps pendant la vie présente, ce même esprit ne pourrait-il, après la mort, être enveloppé par le feu matériel?... Il endure le supplice du feu par cela seul qu'il voit le feu; et comme il se voit brûler, il brûle par le fait. D'un feu visible sortent une ardeur et une douleur invisibles ^ » Et le saint docteur cite le mot du mauvais riche : « Crucior in hâc flammâ , je suis dans les tortures au milieu des flammes. » Au surplus , ajoute saint Grégoire, si le diable et ses anges, tout spirituels qu'ils soient, sont tourmentés par un feu matériel, pourquoi s'étonner que des âmes, toutes spirituelles aussi avant d'être de nouveau réunies à leurs corps , ressentent des tourments matériels ?
Secondement. Saint Augustin est frappé des mêmes raisons : tout ce chapitre mérite d'être rapporté. — ^< Ici, ditil, se présente une question. S'il ne s'agit pas d'un feu immatériel , tel que la douleur de l'âme , mais d'un feu sensible que la main fuit et qui regarde la nature corporelle,
1. Discedite à me, maledidi, in ignem œternum qui paratus est diabolo et angelis ejus. Matth. xxv^ 41.
2. Vt savent ^filii Israël) quia per quœ peccat quis^per hœc et lorquetur. Sapient. xi, 17.