‹ Les douleurs de la vieChapitre 236 sur 292 · Bedse Hisior. v · texte numérisé non relu

Bedse Hisior. v

tSO LE PURGATOIRE.

d'autre charge qu'une parole oiseuse : or, il est inadmissible que pour un tel délit cette personne doive endurer des tourments plus affreux que tous ceux de cette terre. »

« Une autre question, continue Bellarmin, est de savoir si les peines du purgatoire sont également terribles du premier moment de Texpiation au dernier, ou si elles ne diminuent pas graduellement , à mesure que l'heure de la délivrance approche. Il est plus probable qu'elles diminuent. D'où il suit que toute peine du purgatoire, prise en elle-même , n'est pas de celles qui surpassent tous les tourments de cette vie. S. Bernard, dans la Vie de S. Malachie^ écrit que , ce saint étant en prières pour sa sœur, qui était morte , elle lui apparut trois fois : la première , en habits de couleur sombre et en dehors de l'église; la seconde, dans l'intérieur du lieu sacré et avec des vêtements qui n'étaient plus ceux du deuil; la troisième ïois, elle était vêtue de blanc et tout près de l'autel, parmi les saints. D'où il comprit qu'il y avait changement dans la situation de cette âme à mesure qu'elle avançait dans sa purification. Et l'on pourrait citer beaucoup d'autres visions de ce genre ^ . » >s'ous en avons rapporté nous-même , dans les chapitres précédents , un certain nombre.

Plusieurs théologiens pensent , en outre , que les âmes du purgatoire sont soustraites à leurs souffrances les jours de dimanches et de fêtes. C'est ce qu'enseigne, entre autres, S. Pierre Damien (xi® siècle). — « Sachez, dit-il, que , d'après les pieuses opinions et sentiments d'hommes illustres, les âmes des défunts goûtent quelque repos le dimanche, et sont, ce jour-là, retirées de leurs souffrances-. » Le cardinal Baronius a embrassé ce pieux sentiments Il est confirmé par quelques apparitions remarquables.

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