p. Duiiùniciis Marchi, Vita Mariœ Villani, ii
nelle miséricorde. Après la mort, nous voyons les choses dans lem^ réalité ; les sentiments changent comme l'horizon. Nous ne nous plaignons que de nous-mêmes dans le purgatoire, et nous bénissons les rigueurs qui nous déchargent devant Dieu, tout en souhaitant ardemment le terme. — Le bon religieux commença le jour même à dire les messes exigées , et le troisième jour l'âme lui apparut pour le remercier, en lui annonçant que la couronne lui était à jamais acquise , et qu elle s'élançait vers le ciel '.
ÉléTation. — 0 Cœur sacré de Jésus, daignez me recevoir au nombre de ceux que votre bonté conduit dans le chemin de la perfection. Les peines et les pénitences que je puis endurer ici-bas sont si peu de chose, lorsque je les compare à lexpiation de l'autre vie, que je devrais les aimer et les rechercher toujours. Que ne suis-je assez sage pour cela ! Recevez , ô divin Cœur, l'offrande entière que je vous fais de mes pensées, de mes désirs, de ma liberté, de ma mémoire , de ma volonté , de ma vie. Je me donne à vous, et pour toujours, protestant que ma volonté est de ne point consentir à la moindre offense , au péché en apparence le moins grave. Tous m'avez créé pour vous : c'est pour vous seul que je veux vivre; et cela, Seigneur, moins en vue de mon propre bonheur que de l'accomplissement entier de Tordre éternel et de votre adorable volonté.
1. Fr. Marcv, Chroniques des Frères Mineurs, IP part., livrent, th. :«.
SUFFRAGES POUR LES MUl^.TS. 461