‹ Les douleurs de la vieChapitre 25 sur 292 · CHAPITRE TII · texte numérisé non relu

CHAPITRE TII

Que la maladie doit être acceptée avec résignation , et même en vraie joie spirituelle.

L'une des afflictions douloureuses de cette vie. c'est assurément la perte de la santé, l'état de maladie. Pour peu que cet état se prolonge, combien on est exposé à la tentation du découragerùent et du murmure î Gomme la santé est le premier des biens naturels , la perte en est doublement pénible et attristante. C'est le moment de se rappeler ce que nous venons de lire sur l'affliction en général, et d'y joindre les considérations suivantes.

Le temps de la maladie est un temps de danger, à cause des soins nécessaires que l'on prend de soi-même et des mille délicatesses qu'explique et que réclame la situation; l'esprit de pénitence y périt communément. Mais c'est aussi un temps de grands mérites pour les âmes animées par l'esprit de foi . un temps où elles peuvent amasser de riches trésors pour le ciel. Ce que saint Thomas de Villeneuve explique par une heureuse comparaison. — Un homme, dit-il. a plusieurs moyens de s'enrichir : ou bien il y arrivera peu à peu, par le commerce, la pratique d'un art professionnel , l'épargne sur ses ressources courantes ou par son travail ; ou bien il éhiigrera dans un pays lointain, où les occasions de mettre à profit ses talents seront meilleures: ou bien il peut se faire qu'il découvre tout à coup un trésor, qu'il reçoive un héritage inattendu. De

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