Homil. 69 ad popiil. Antiochenum
2. Cité par Houdry, Bibliothèque des Prédicateurs, édit. V. Postel, t. VII, p. 633,
prières de la sainte Église , l'augusle sacrifice et les aumônes, soulagent les défunts pour qui on les offre '. ^) Et c'est encore ce saint docteur qui avait dit , dans un autre endroit : « Quand même on ne lirait nulle part dans l'Écriture que le sacrifice ait été offert pour les morts, c'est une grande autorité que celle de TÉglise , dont la pratique à cet égard est universelle-. » — Tertullien, parlant des traditions apostoliques, dit expressément que l'Église offre des sacrifices en faveur des morts •'^. Il dit ailleurs « qu'une veuve prie pour l'âme de son mari défunt , et offre des sacrifices le jour anniversaire de sa mort » ^. S. Gyprien a parlé de même^ Et quant à l'Écriture-Sainte , bornonsnous au texte si décisif : C'est une sainte et salutaire pensée que celle d'intercédé?^ pour les morts^.
C'est ainsi que, dans sa magnifique et divine unité, l'Église comprend les chrétiens de tous les temps et de tous les états. Triomphante dans les cieux, souffrante au purgatoire , militante sur la terre , c'est toujours la même et unique famille des enfants de Dieu. Bien qu'il y ait un espace immense et une condition très différente entre les saints qui régnent dans le ciel, les membres de l'Église qui combattent sur la terre et les âmes qui expient dans le purgatoire , les relations intimes de la nature et de la grâce existent toujours entre eux, et ils sont dans une société dont la charité forme le nœud '. — Nous aussi , habitants de la terre , nous sommes en communion avec le purgatoire.