‹ Les douleurs de la vieChapitre 263 sur 292 · Mois des Morts, par M. labbé Lévesque, p · texte numérisé non relu

Mois des Morts, par M. labbé Lévesque, p

point dans les saints, dont la bonté et la charité forment le caractère : ils prieront pour nous ; ils feront tout pour que nous nous réunissions à eux dans le séjour de la gloire , afin de chanter éternellement avec eux les miséricordes du Seigneur ^ )^

Mais encore, les âmes que nous aurons délivrées ne seront pas les seules à nous témoigner leur gratitude : leurs anges gardiens, leurs patrons, tous les bienheureux même, nous remercieront comme s'ils eussent reçu personnellement notre assistance, puisque, comme le dit quelque part S. Augustin, « dans le ciel chaque élu a autant d"amour pour ses frères que pour lui-même, et se réjouit du bonheur des autres comme du sien propre >;.

Nous ajouterons une dernière considération, avec le P. Munford -. C'est une doctrine de S. Thomas ^ que les prières qu'on fait en faveur des morts sont mieux reçues et plus souvent exaucées de Dieu que celles que l'on offre pour les vivants, parce que les morts ont un besoin plus actuel et plus pressant de ce secours, n'étant pas, comme ceux-là, en état de s'aider eux-mêmes et de mériter que Dieu les soulage. Pour cette raison, sans doute, il en est ainsi. En effet. Taumone que l'on donne à un pauvre placé dans la nécessité extrême, et hors de possibilité de gagner sa vie. plaît davantage à Notre-Seigneur que celle qui a pour objet un indigent bien portant et capable de travailler.

Ensuite, observe S. Denys \ les prières qui se font pour les vivants n'ont pas toujours leur effet assuré, soit parce que les choses que l'on demande peuvent leur être préjudiciables, soit parce que la multitude de leurs péchés les

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