‹ Les douleurs de la vieChapitre 275 sur 292 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La Compagnie des Auxiliatrices i .

Parmi les congrégations et confréries ayant pour objet le soulagement des âmes, il n'en est point, à nos yeux, d'aussi admirable que celle des Dames Auxiliatrices, dont la maison-mère est à Paris 2. Dépenser les forces de son corps, appliquer toutes les préoccupations de son âme au service des malades pauvres, chercher par là l'immolation de tout son être, et cela en faveur des défunts : peut-on concevoir une charité plus grande et plus sainte? Participer à cette charité par l'agrégation, que désirera de plus une âme soucieuse de son salut?

Il y a trente-et-un ans au moment où nous écrivons , le l*'^ novembre 1853, une jeune personne, ancienne élève du Sacré-Cœur, assistait aux vêpres, avec son père et sa mère, dans un sanctuaire dédié à la Sainte Vierge. Pendant qu'on exposait le Saint-Sacrement, elle conçut, comme par une inspiration du ciel, la pensée d'établir une association de prières et de sacrilices pour les morts, dont on solennisait la mémoire dans la fête du lendemain. Et voici qu'au sortir du lieu saint une de ses amies d'abordé, et lui propose une association du même genre dont elles seraient les deux premiers membres. N'était-ce pas comme une première preuve que Dieu voulait cette œuvre? La pieuse chrétienne, tout en acceptant cette ouverture , hésitait néanmoins à entreprendre rien d'étendu. Elle conjura Notre-Seigneur, par ses cinq plaies, de lui accorder cinq autres preuves visibles de sa volonté sur ce point. Elle les obtint successivement

1. Nous empruntons le fond de ce chapitre à l'ouvrage du R. P. Blot intitulé les Auxiliatrices du Purgatoire. 3^ édition.

2. Rue de la Barouillère, près du boulevard des Invalides, entre les rues de Sèvres et du Cherche-Midi.

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