Voir ci-dessus, p
nière est absolument dans le sens de la nature ; c'est la mort sans retour qui y serait contraire ' . »
Mais dans quel état ressusciterons -nous? « Tous nous sortirons du tombeau, dit l'Apôtre, mais nous ne serons pas tous changés ^. » Les [uns ressusciteront avec des corps glorieux, pour la vie éternelle ; les autres avec des corps couverts d'ignominie, pour être livrés au châtiment et précipités dans les flammes de l'enfer, qui ne s'éteindront jamais. Du reste, les corps seront les mêmes qui ont vécu ici-bas , quant à la substance dont ils furent composés , et ces corps auront tout ce qui tient à l'intégrité de leur nature. Cependant, nous dit saint Augustin, « il n'y restera rien de défectueux. Ceux qui auront eu plus d'épaisseur et d'embonpoint ne reprendront point cette masse de chair; tout ce qui est au-delà d'une juste proportion sera réputé superflu; de même, tout ce que la maladie ou la vieillesse aura détruit sera réparé par la puissance de Jésus. Il en sera ainsi des corps naturellement maigres et décharnés : non seulement le Sauveur les ressuscitera, mais il leur rendra tout ce dont les maux de cette vie les ont privés *. » C'est pourquoi, enfants et vieillards, tempéraments faibles et tempéraments forts, ceux qui ont été infirmes , privés de quelque membre, tous ressusciteront dans un état de parfaite réparation. Ce sera comme une création : Fœuvre sera digne de Dieu.
S. Augustin va même plus loin. « Les corps, dit-il, ressusciteront dans les formes parfaites de la jeunesse, dans cet âge et cette force qu'atteignit Notre-Seigneur sur la terre : c'est à l'âge de trente ans environ que les hommes instruits attribuent l'éclat de la jeunesse ^. » 11 dit dans le
1, Arabros., De excessu fratris sui Satyri, lib. ii, 56-57.
2, I Cor. XV, 51.