‹ Les douze dames de rhétoriqueChapitre 4 sur 9 · DÉDUCTION LOA BLE · texte numérisé non relu

DÉDUCTION LOA BLE

Combien que tard je me présente,

Et qu’en parler, etc.

GLORIEUSE ACHEVISSANCE.

Et moy, de moy que doÿ-je dire?

Quel tesmoingnaige, etc.

Monferrant, ce sont droit cy nos descriptions, par lesqueles tu as bel congnoistre aussi nos natures ; si te prions que ains tost que tard tu les envoyés à Robertet, et lui signifie ^ que, en soulaigement de Georges ployant soubz son fais, lui faisons cet envoy. Nous sommes compaignes de dame Rhétorique qui un cler trosne a en Bourbonnois.Si désirons moult à y estre portées, et nous tenir conjointes avec elle en sa gloire cpii, sans nous, est nue. Robertet est fdz de nostre lait, et digne proprement de nous donner trosne en celle marce, qui en lui resplend si que par con-

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^ esdames, le respondre droit

f[ sîqfefjp c.y m est de grant pois , et non moins estrange vostre humble actes à ma personne, qui imaginer ne puis la cause dont ce vient, sinon que je perçoy bien que le fait de Georges avez fort en cuer, et que soing vous est curieux, ce samble, pour le deffendre; non obstant que avec amour montrée vous entrejeetéz aucunement retaillures de son nom, contraires à nostre cuidier, qui l’avons tenu jusques au jour d’huy homme d’un élégant parler et dont l’engin espanny entre nous autres nous r endoit fleurs non communes. Quant à sa faculté ne sçay quele elle est ; ne s’en lui a grant science acquise, ou non; mais, quant à son

faire et de ce qui encoires est apparut, il y a K" eu grant grâce. Dont se FefFect lui meut pure- ")>' ment de nature sans art, ce lui est tiltre dont n ! de grande gloire d’avoir tel don sans science, il; Vous me

priez que je I excuse et que par o regart à son insuffissance je lui face avoir déport de rescripre, comme qui désire à laissier couler, ce samble, la chose en oubly. Dont je me merveille quant je scay bien qu’en autres I besongnes, pareilles à celle, George autrefois s’est monstré homme. Mesdames, quant à l’excuse, je y ay povre povoir ; et quant je en feroye vostre précepte, si seroy-je blasmé à George pour lui attribuer non puissance qui \ m’est contre ceur ; car en ensuivroit que moy , qui auroye esté son promoveur en terre (| longtaine, seroye recoppeur, arriéré de mes ■ .. paroles, par lettres contradictores, dont la honte tournerait en moy. Si ne vous des- ' plaise, vous prie, se je forme droit cy argu- ; mens contre vous, quant deffier ne me puis de George que finablement il ne se esvertue

et qu il ne se mette en son ancien ploy, qui est de garder l’autrui honneur et le sien; et là où tant seulement l’honneur de la maison dont il est, lui est cause assez de le devoir faire; combien que espoir m’est bien que ce il ne fera par arrogance, ne par présumption en propre sens, mais plus tost ce cuide en humilité et par suitte de vaine glore qu’on lui a offerte. C’est beau débat que de deux bouts chascun s’esvertue volentiers en ce qu’il est: George et Robertet feront bien entre eulx. Ny acellui qui ne sente bien lequel doitflexir , dont se l’un honneure l’autre par vertu, l’autre honnourera son compaignon par devoir, et demourera ainsi honneur entre eulx d’eux par équah Quant à l’envoy de vos descriptions à Robertet, et dont l’excelse matère passe mon engin, certes je le ferai , et ne passera gaires de temps, se Dieu plest, après Georges en estre averty, que je ne m’y acquitte. Mais si ne sera-ce point en lui retaillant son los, ains en redoubloison de sa famé,

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([liant de son fait vous prenez telle cure, ne lui férié jamais se les nom de lui ne v estoit en grâce. En quoi Dieu le conserve.

Fuir, hault œuvre tost emprendre N’est jtoint tiltre qui deshonneure ; Toudis vient fuyant sage à heure,

Le tost courir ne fait point prendre.

iKTTItli ENVOYÉE 1)H MoNFERBANT A George SUR LE PRÉCÉDENT MISTERE DES ÜAMF.S

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