‹ Les dragons et les bénédictines; comédie en un acte et en proseChapitre 16 sur 17 · L'A B B E S SE · texte numérisé non relu

L'A B B E S SE

Colonel, ce jeune homme est plus sage que vous no pensez.

LE COLONEL

Son tableau me séduit. Mais où trouveras tu cette nièce que tu as peinte sous des couleurs si favorables ?

LE C x\ P I T A I N E. ( -prenant. Sainte Claire

par la main.) La voilà.

Ste. A G N È S. («î sortant), Jsous sommes jouées.

Ste. S C O L A S T I 9 U E. {cnsovLant,) C'est une abouiiautionj

LE COLONEL

Le portrait n'est pas flatté. Je crois facilement que cotte jeune personne te convient; mais il faut qu'elle me convienne un peij a^ssi.

Ste. CLAIRE.

Ce qui arrive eu ce moment est précisément ce qut?

je voulais éviter. Le travestissement de votre neveu peut

vous donner de moi des idées défavorables. Mais penses

qu'il n'est dans cette ville que d'hier, et que le liasard

seul a conduit tout ceci.

LE COLONEL(à l'Ahhessc. )

Citoyenne , qu'est cette aimable enfant ?

Une orpheline sans fortune.

leCOLONEL.

Ce n'est pas cela que je vous demande. Aub'efoîs , eit France, comme ailleurs, on épousait un nom ou une dot. Aujourd'hui nous épousons des femmes , et nous nous ea trouvons bien. Son t:aractère.

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