L'A B B E S SE
Colonel, ce jeune homme est plus sage que vous no pensez.
LE COLONEL
Son tableau me séduit. Mais où trouveras tu cette nièce que tu as peinte sous des couleurs si favorables ?
LE C x\ P I T A I N E. ( -prenant. Sainte Claire
par la main.) La voilà.
Ste. A G N È S. («î sortant), Jsous sommes jouées.
Ste. S C O L A S T I 9 U E. {cnsovLant,) C'est une abouiiautionj
LE COLONEL
Le portrait n'est pas flatté. Je crois facilement que cotte jeune personne te convient; mais il faut qu'elle me convienne un peij a^ssi.
Ste. CLAIRE.
Ce qui arrive eu ce moment est précisément ce qut?
je voulais éviter. Le travestissement de votre neveu peut
vous donner de moi des idées défavorables. Mais penses
qu'il n'est dans cette ville que d'hier, et que le liasard
seul a conduit tout ceci.
LE COLONEL(à l'Ahhessc. )
Citoyenne , qu'est cette aimable enfant ?
Une orpheline sans fortune.
leCOLONEL.
Ce n'est pas cela que je vous demande. Aub'efoîs , eit France, comme ailleurs, on épousait un nom ou une dot. Aujourd'hui nous épousons des femmes , et nous nous ea trouvons bien. Son t:aractère.