SI
hôtel a été le théâtre, que votre père s'en est rendu acquéreur?
— Précisément^ monsieur.
— Et vous devez partir bientôt ?
— Dans quelques Joursi peut-être plus tôt.
— Pour revenir î
— Probablement.
— Voulez-vous me permettre de vous adresser quelques dernières questions ?
— La complaisance que j'ai apportée jusqu'à présent à vous répondre doit vous assurer que je ne vols aucun inconvénient à continuer. <
— M. Charton, votre père, est industriel?
— Mon père, monsieur, est UQ des commerçants les plus riches de New-York.
— Mais ce n'est pas le seul désir de voir cet hôtel qui Ta attir^ en France?
-— Vous avez raison, monsieur; le véritable motif de ce voyage, je n'ai aucun intérêt ê le cacher : c'est... mon prochain mariage !
— Vous vous mariez ! '
•^ Dans quelques mois, avec un jeune ingénieur établi depuis une année à New- York, et sur le compte duquel mon père a voulu prendre des renseignements lui-même.
— Voilà qui est sensé de sa part. .
— Oh ! c'était bien inutile.
— Pour vous, peut-Atre, mademoliielle ; mais Je comprends que M. Cbarton...
1 reste, noua avons été servis ft souhait et par miracle, car It parait que cet apparie- Cl J'ai passé ia nuit, la ciiamlire même où >mmes h cette heure, ont été habités longlar le Jeune homme que Je dois épouser, inniei ât un bond, le dites-Tous? s'écria-t-il hors de lui.
vérité !
istlors... ce Jeune homme... ce fiancé...?
ast M. Robert Lioleyl répondit simplement eÛUe.
innier Jeta un regard elbré sur Diana, allait répliquer quand un fait inouï vint à ir qui glaça tout son sang dans ses ve'nes.
tvalt dans la chambre un placard dont la Ait restée entr'ouverte.
ne il se tournait vers Diana, trois coups contre le mur attirèrent ton attention de ce
quittait pas Diana des yeui, et crut la voir
lir.
l'y a-t-11 donc? demanda-t<il vivement.
l'émotion de lajeune fille, si tant est qu'elle
le, s'était d^à dissipée.
!st mon père qui est rentré, répondlL-elle
avec assurance, il m'appelle, et il faut qae je me hâte de Taller rejoindre*
Et sang attendre une objection, elle fit signe à Lemonnier de la suivre, gagna l'eicalier, et arriva en peu d'instants dans le jardin.
Une fois là, elle salua son interlocuteur d'un geste rapide.
— S'il vous plait de voir mon père, monsieur, dit-elle d'un 4on au fond duquel l'agent s'obstina à relever une pointe d'ironie, vous pourrez le trouver pendant quelques jours, encore tous les matins.
Puis elle disparut.
Quant à Lemonnier, il était resté pensif et sombre.
11 réfléchissait.
— Un passage I dit il au bout d'un instant — il y
a un passage secret qui met en communication le
premier étage avec le second. Voilà donc le mystère
expliqué! et, dès demain, je saurai à quoi m'en
tenir.
Mais, le lendemain, quand il reviot, il ne
trouva à l'hôtel de la rue du Rocher ni M. Charton, ni Mlle Diana, saâlie.
Les nouveaux propriétaires avaient disparu.
Seulement, dans l'appartement du premier, il ramassa deux cartes d'une forme particulière, imprimées en langue anglaise, et qui étaient ainsi disposées.
~ Si -^
Nûu? traduisons ;