‹ Les Drames de la forêtChapitre 15 sur 29 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

On était le testament olographe du comte d'inmoy.

Lorsque, après avoir introduit Jean-Baptiste Aumoy, sur un signe de son maître la vieille Bavet eut fermé la porte, Martial salua de la tête son client et lui désigna un siège en face de lui. Celui-ci y prit

place et, embarrassé pour entamer la conversation, il roulait sa casquette dans ses mains.

Martial feignait de ranger les derniers papiers d’une affaire qu’il venait d’étudier; il écoutait, attendant un mot du paysan. Au bout de quelques minutes, las d’attendre et repoussant les paperasses qu’il feuilletait, il releva la tête et regardant Aumoy, il dit :

— Maintenant, monsieur, je suis à vous, veuillez me dire ce qui vous amène?

— Mais! fit Jean-Baptiste étonné... c’est l’affaire, vous savez bien !... Vous ne me remettez peut-être pas! c'est moi qui suis venu hier soir... et vous m’avez dit de revenir ce matin pouravoir la réponse à l’affaire que je vous proposais.

— Je vous remets parfaitement, dit froidement Martial, vous êtes Jean-Baptiste Aumoy, d’Autry.

— C’est çà même, eb bien alors, là? interrogea le paysan décontenancé par le ton indifférent de celui qu’il appelait « un malin en affaires. »

' — Eh bien. .. que venez-vous me demander...

— Mais, monsieur, je viens vous demander si vous voulez faire mon affaire.

— J’ai réfléchi, dit Martial du même ton, et je ne vois pas très-bien le côté attaquable.

— Vous ne voyez pas le côté attaquable...

— Voyons... replacez bien les faits?

— Voilà, monsieur, fit Aumoy découragé par l’allure et par le ton du rusé coquin qui ne feignait

^indifférence que pour obliger Jean-Baptiste à lui dire tout ce qu’il savait pour le décider. Le moyen était bon et le but était utile, car Martial avait remarqué la veille la réserve du paysan et il voulait le rendre moins circonspect.

— Vous avez lu le testament olographe...

— La copie !...

— C’est la même chose... Je voudrais que, par la menace de le rendre public, notre tante nous donne ce qui devrait nous revenir.

— Mais alors, elle n’aura plus rien...

— Pas tout-à-fait... Nous sommes pour le bon droit, mais aussi nous avons du cœur, et nous ne laisserions pas une femme dans le besoin.

— Que feriez-vous ?

— Eh ben ! mais nous rentrerions dans nos biens et nous lui ferions une petite rente...

• — Mais son fils ?

— Son fils !... comment, son fils?... Vous êtes bon, vous 1 est-ce qu’il est de la famille, puisque nous avons la preuve que...

— Mais jamais cette femme ne consentira à la ruine de son enfant... Elle n’a vécu que pour lui... c’est pour se consacrer tout entière à cet enfant que, jeune encore, elle a consenti à rester veuve.

— Ta ta ta, fit Aumoy, le testament est clair !... et tout çà, c’est des raisons pour des femmes, mais pas pour des gens sérieux... Vous concevez que chacun aime à profiter de ce qu’il a... c’estassez malheureux

pour des familles quand des gens comme çà viennent chez elles, sans qu’elles emportent encore ce qu’il y a.

La physionomie de Martial était rude, ses sourcils étaient froncés, ses dents mordaient ses lèvres et ses yeux lançaient des flammes sournoises; il répugnait à ce coquin sans foi, sans âme et sans cœur d’entendre parler ainsi de celle, qu’il avait aimée ; il se contenait avec peine.

Il dit d’un ton sec qui fit sursauter Jean-Baptiste :

— Voilà déjà une façon d’arriver à votre désir. . . Quelle est l’autre?

— L’autre sera plus longue, mais plus droite. C’est dès demain, par de bon papier timbré, d’attaquer la validité de la succession.

— En produisant le testament?

— Oui, monsieur... du moins, moi je crois que ce sont les bons moyens, et je viens vous proposer la chose, à vous, parce que vous connaissez les affaires et que vous saurez mener çà, et par le bon chemin.

— Et c’est seulement à cause de cela que vous me proposez cette affaire?

En disant ces mots, Martial regardait dans les yeux Jean-Baptiste Aumoy.

Celui-ci fut gêné, mais non embarrassé par le regard ; il répondit :

— Oui, monsieur, c’est à cause de çà. . . Mais je ne vous connais pas, et c’est le père qui m’a dit : « Le jour où tu voudras faire cette affaire-là, il n’y a qu’un

homme capable de réussir; vois-le ; arrange-toi avec lui, et il te fera gagner. »

— Voire père vous a dit cela? fit Martial pensif; et il connaissait le testament?

- - Oui, monsieur.

- Ali !

Ce seul mot contenait tout une phrase ; mais Jean- Baptiste ne le vit pas; il regardait, sans oser le déranger, Martial qui semblait profondément réfléchir. Aumoy attribuait ce recueillement au travail de pensée que l’homme d’affaires faisait sur ce qu'il lui avait dit. Une grande minute ils restèrent ainsi; puis Martial releva la tête, avaoça son fauteuil de la chaise de Aumoy et lui dit:

— Peut-être vais- je accepter l’affaire. . .

— Ah ! bien, monsieur. . . mais je vous dirai. . .

— Quoi?

— Pour les fonds nécessaires, vous savez, nous sommes pas heureux... nous sommes une grande famille...

Martial dit, dans un sourire méchant :

— Dieu bénit les grandes familles.

Le paysan, riant bêtement, continua :

— Oui, c’est vrai, on dit çà . . . mais nous n’avons pas eu de chance de ce côté-là ; on a bien eu des enfants, mais de la misère avec. . . Et pour l’argent. . . c’est pas qu’on n’a pas de terre, vous savez; mais la terre c’est pas de l’argent. . . Voilà la chose, et dam ! les procès ça coûte gros. . .

— Oui ! enfin , voici votre proposition : Faites le procès, risquez votre argent. . . et si vous perdez, tant pis pour vous. . . Si vous gagnez, je prends l’argent, mais je vous donnerai quelque chose.

Jean-Baptiste Aumoy n’était pas habitué à la brutalité de la logique; il resta tout décontenancé, la bouche ouverte, l’œil baissé, et tortillant toujours sa casquette à la déchirer.

— Mais, balbutia -t-il, je suis prêt à accepter toutes les conditions.

Martial se rapprocha encore de lui, et lui dit d’un Ion bref :

— Je ne vous fais par.de conditions, et je tenterai l’affaire si elle est possible.

Le paysan le regardait étonné. Il ajouta :

— Et si je réussis, mes frais me seront remboursés.

— Oh ! çà, bien entendu !

— Et. . .

— Et?... interrogea vivement Aumoy.

— Et je laisse mes honoraires aux soins de votre générosité... dit Martial avec un air singulier que ne remarqua pas son interlocuteur.

— Alors vous acceptez ?

— J’ai dit « si elle est possible. »

— Mais vous n’êtes donc pas renseigné ?

— Le testament est suffisant... oui ! mais ce testament vous ne l’avez pas...

— C’est vrai ! fit le paysan ; puis il ajouta plus bas : Mais je sais où il est.

— Ah ! vous savez... dit Martial qui tressaillit.

— Oui! sans cela, pardi, je sais bien que c’est pas avec une copie qu’on ferait rien...

— Où est ce testament?

— Je ne puis vous le dire qtvé si vous prenez l’engagement de faire l’affaire...

— Je prends cet engagement, mais je ne puis vous signer cela... c’est un genre d'affaire...

— Oh ! interrompit Aurnoy, pas besoin de papier entre nous... topez là et ce sera convenu.

Aurnoy tendit sa large main, Martial y topa en disant :

— C’est convenu !

— A la bonne heure!... Eh bien! écoutez-moi, voici tout le fond de l’affaire.

Le paysan se rapprocha encore de Martial, et commença :

— D’abord, je dois vous dire qu’il n’y a que moi au monde qui sacbe qu’il existe un teslamentet l’endroit où il est.

— Bien... Vous êtes certain qu’il n’y a pas d’autre copie que celle que vous avez?

— J’en suis certain.

— Comment votre père s’est- il procuré cette copie?

— Je croyais vous l’avoir dit.

— Non, répondit Martial.

— Mais il ne faut pas confondre : ce n’est pas une copie, c’est le brouillon... Et, puisque vous êtes mon homme, je puis bien vous dire tout cela.

— Je vous écoute.

— Un jour, un ami commun de mon oncle et de mon père vint chez nous ; il dit au père :

— Tu devrais aller voir ton oncle; il est mal portant, et depuis quelques jours il y a du nouveau dans le ménage.*

Mon père partit le lendemain malin. A midi, il était à Amagne, et le soir même à Nouzon. Lorsqu’il arriva chez Tonde, il était un peu embarrassé, car d’habitude il n’était pas bien reçu... vous savez. Cadet, le jardinier, alla prévenir l’oncle, et, contrairement à ce qui avait lieu ordinairement, il fut reçu aussitôt... Et — mon père me Ta dit souvent — l’oncle fut aimable comme tout avec lui. Il était dans sa chambre, une belle chambre, qui est toujours la même, et qu’on visitait des fois lorsqu’il allait à Paris, tant c’était riche... toute sculptée... Mon oncle était pâle, les traits tirés, les cheveux ébouriffés; il était à son bureau, en train d’écrire...

— Le testament? demanda Martial.

— Oui, le testament qu’il recopiait sur son brouillon... Vous savez, dam I ces choses-là, on les écrit plusieurs fois avant de les mettre au net.

— Vous avez raison.

11 se leva, vint serrer chaleureusement la main au père, étonné de son amabilité, et comme mon père lui disait :

— Tu as l’air souffrant, et tu travailles...

11 répondit :

— Ah J mon pauvre Jean, la souffrance que j’ai n’est pas guérissable... on n’en guérit pas, on en meurt... si on n’en fait pas mourir ceux qui vous la donnent 1

Mon père le regardait, étonné; il lui fit signe de s’asseoir, et regagnant sa place devant la table, il reprit la plume en disant :

— Je travaille pour vous!... Ce sera ma ven-' geance 1

— Qu’est-ce que tu fais donc, dit mon père qui se leva pour regarder curieusement ce que l’oncle Michel écrivait, mais celui-ci tourna la page, mit sa main dessus et dit sèchement :

— Ceci ne regarde personne, Jean...

En voyant l’air de l’oncle, mon père regagna sa place... Sans dire un mot, l’oncle Michel relut les deux feuillets qu’il venait d’écrire... sur papier timbré... les glissa dans une large enveloppe, la cacheta avec un cachet qu’il portait en breloque... Mon père le regardait avec attention, mais, comme l’oncle passait pour un original qu’il ne fallait pas contrarier, il le laissa faire son petit manège sans dire un mot. L’oncle Michel rangea ses papiers, et oubliant l’importance du brouillon qu’il venait de copier, il le chiffonna et le jeta dans la cheminée... La cheminée était pleine de feu, le papier tomba sur les cendres qui formaient pyramide dans le fond et, comme il était en boule il roula jusque dans un angle : mon père l’avait vu... Si on le laissait là, il ne devait pas

tarder à se dessécher, à roussir, puis à flamber, et cependant mon père ne pouvait pas donner l’éveil à l’oncle en l’allant chercher dans le foyer. L’oncle Michel rangeait toujours ses papiers..., alors le père, qui voyait déjà le papier noircir, eut une idée, il dit à l’oncle :

— T’as pas l’onglette, toi là... Il fait un froid de loup ici.

L’oncle tourna nonchalamment la têle et comme il vit le père toujours assis à la même place et soufflant dans ses mains, il répondit :

— Moi, j’ai la fièvre et ne sens pas le froid... Approche-toi du feu et chauffe-toi..., nous allons sortir...

Mon père ne se fit pas prier, il s’approcha du feu, tournant le dos à l’oncle et lui masquant la cheminée... naturellement il tenait son chapeau à la main...

Avant de s’asseoir, il prit les pincettes et tisonna ; le papier, adroitement poussé, vint rouler devant le Itère; il était temps, il fumait; et alors, de l’air le plus naturel du monde, le feu étant arrangé, il approcha une chaise et s’assit en posant son chapeau par terre... sur le papier.

Pour occuper l’oncle en faisant tout ce manège, il causait.

— Nous allons sortir. . . Michel, où me mènes-tu?

— Je veux aller à Nouzon chercher un menuisier ; j’ai un petit travail à faire faire ici ce soir.

— Ah ! fit le père qui, malgré lui, pensa au papier cacheté qu’il l’avait vu glisser dans sa poche de côté, et il dit tout bas : Je crois que j’ai deviné.

Quand l’oncle fut prêt, le père ramassa son chapeau, et avec son mouchoir qu’il mettait toujours dedans, le papier que vous avez lu hier.

— Ah ! très-bien, dit Martial; je m’explique la copie, mais l’original. . .

— J’y arrive, reprit Jean-Baptiste. Je dois d’abord » vous dire tout, comme à un confesseur, tout çà est vieilli. . . ça n’a plus d’importance. . . l’un est mort, l’autre est disparu ; celle qui vit ne voit plus personne...

Martial, l’œil flamboyant, le voilant de ses mains, sur lesquelles il appuyait son front, accoudé sur ses genoux, écoutait attentif, anxieux.

Jean-Baptiste continua:

— On peut tout dire, pas vrai?... Eh bien! ce jour-là il y avait branle-bas dans le ménage ; l'oncle était jaloux, et il faut vous dire qu'ils avaient chez eux un garde, un coquin s'il en fut, qui en contait à la tante... On le disait, vous savez?...

Martial ne sourcilla pas.

— Et ce jour-là, reprit le paysan, l'oncle avait un accès de jalousie, et c’est pour ça qu'il faisait ses petites affaires... Bref, il va faire un tour avec le père; il va chez son menuisier ; l’autre lui donne rendezvous pour le soir... Vous pensez que le père s’arrangea pour rester le soir au château de Nouzon... A

l’heure dite, il se trouvait dans le jardin; seul et libre, il prit le moyen le plus simple, l’échelle du jardinier qu’il appliqua sur la fenêtre de la chambre de l’oncle ; il y grimpa et vit à travers les vitraux de couleur le menuisier qui sciait le panneau qui se trouve derrière la tête du lit...

— Derrière la tête du lit... répéta Martial en relevant la tête.

— Voici la chose, et voici mes conditions, monsieur : le testament est là; il faut le prendre et le , faire exécuter... Si nous réussissons, monsieur Martial, nous partagerons... Ça vous va-t-il?

— Oui, répondit ce dernier en topant pour la seconde fois dans la main que lui tendait Jean-Baptiste Aumoy.

Il est bien évident que si Jean-Baptiste avait attentivement observé Martial, il aurait tremblé pour son affaire.

L’aveu que l’ancien garde venait d’entendre l’avait bouleversé; il avait hâte d’être seul.Etquand Aumoy lui dit :

— C'est entendu?

Il répondit :

— C’est entendu !

— Et qu’ai-je à faire, moi personnellement, pour hâter la chose ?

— Vous, dit Martial, vous n’avez qu’à vous taire, à ne raconter à qui que ce soit ce que vous venez de me dire. Rentrez chez vous, je vous écrirai l’heure venue.

— Mais vous croyez l’affaire possible ? I

Martial se plaça devant le paysan et lui dit:

— J’en suis sûr ! j

— A la bonne heure, au moins ! fit joyeusement Jean-Baptiste; avecvotis, lesaffairesvontrondemcnt...

Mais qu’avez-vous? demanda-t-il voyant Martial s'agiter impatiemment.

— Rien... J’ai haie que vous soyez parti.. .Je crains que vous ne soyez vu ici.

— Que voulez-vous que ça fasse?

— Des bavardages qu’il faut éviter...

— Comme je me fie entièrement à vous, je n’ai rien à dire ; je me retire... Au revoir, et j’attends de vos nouvelles.

— C’est cela.

Le paysan se retirait, lorsque tout-à-coup Martial lui cria :

— Attendez encore...

Celui-ci avait déjàouverlla porte ; il obéit à l’appel de son homme d'affaires, et revint docile près de lui.

— Vous êtes bien certain de ce que vous m’avez dit. Ce testament est toujours là?

— Toujours.

— Comment vous en êtes- vous assuré?.,

— Ce n’est pas moi, c’est le père... Le jour de l'enterrement on montait dans la chambre; il a aidé à mettre notre parent dans la bière... Alors, sous prétexte d’être plus à l’aise pour enlever le corps, il a tiré le lit...

— Ah!... et ? demanda Martial qu'un frisson parcourut à révocation de ce souvenir.

— Et il a regardé le panneau, il était absolument dans l’état, les angles poussiéreux; on ne l’avait pas ouvert depuis le fameux jour.

— Mais la veuve a pu faire réparer la chambre, et alors la cachette aura été ouverte.

— Nen ni !... Vous ne savez donc pas que la veuve a simplement fermé les portes et qu’elle n’occupe que l’autre pavillon. Depuis la mort de notre oncle, personne, paraît-il, n’a mis les pieds dans ses appartements...

— Vous êtes certain de cela ?

— Absolument... Jamais les volets mêmes n’ont été ouverts, de ce côté du château, depuis vingt ans.

Martial resta quelques minutes pensif, les bras croisés, le menton dans ses mains; enfin il releva la tête et dit :

— J’ai besoin que vous me laissiez ce brouillon...

• — Pourquoi faire? fit le paysan méfiant.

— Mais pour me souvenir de ce qu’il contient.

— Ah ! c’est çà ! attendez!...

Aumoy s’approcha delà fenêtre. Il fouilla dans son portefeuille crasseux, et tira d’une poche un papier blanc, copié, sans rature, sur papier réglé; ce que l’on appelle, dans les écoles, l’écriture appliquée.

Martial sourit de la défiance du paysan qui ne voulait pas lui confier l’autographe. U relut le papier, le plia soigneusement, et le mit dans sa poche en disant :

— C’est bien cela... Je vais étudier la chose, et je vous informerai à l’heure utile... Au revoir!

Il ouvrit la porte de l’escalier et appela Bavet ; celle-ci étant montée, il lui dit de reconduire Aumoy et de venir le trouver aussitôt. Dès qu’Aumoy fut sorti, la vieille reparut.

— Vous avez besoin de moi, monsieur? demandat-elle.

— Oui... Tu as vu cet homme?

— Oui, monsieur.

— Quel que soit le jour, l’heure... lorsqu’il se présentera, tu lui diras que je n’y suis pas!

Bavet fit une grimace, c’était sa manière de sourire, et elle répondit :

— Ah! vous pouvez compter sur moi, notre monsieur !... Je me disais aussi comment monsieur peut-il recevoir, par la grande porte, des gens comme ça!...

Et Bavet sortit pendant que Martial s’assit devant son bureau, s’accouda et plongea la tête dans ses mains.

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