‹ Les Drames du villageChapitre 31 sur 60 · I.A MfCRK MIltAC.LK · texte numérisé non relu

I.A MfCRK MIltAC.LK

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r.im iti, toai ie monde irembhlt en sa prince. (Pa?e 167’.

— Ail I si favais été chargé de ses alTaires, moi, je hii .-uirais fait rentrer plus de cent niillo francs.

A ce chiffre froidement énoncé, M. Henri regarda M. Jouval. Cet homme se moquait-il de lui? Mais M. Jouval continua avec un calme parfait et un grand accent de sincérité :

— Voyez-vous, monsieur le comte, ce n'est pas tout il fait par hasard que je vous ai rencontré aujourd'hui.

— Vraiment? dit M. Henri.

— U y a longtemps que je cherchais une occasion.

L'étonnement du jeune fiomme redoubla.

M. Jouval posa ses deux coudes sur la table, prit son air le plus bonasse et continua ;

— Je suis un honnête homme, moi, voyez-vous, et quand bien même M. le comte, votre père, ne m'aurait pas honoré de son amitié, je croirais de mon devoir de vous dire la vérilé.

— Expliquez-vous donc, dit M. Henri, à qui le vin bourguignon montait de plus en plus h la tête,

— Eh bien 1 vous vous croyez pauvre...

— Oh ! comme Job.

— Et c’est une vraie hospitalité que vous recevez aux Ormes ?

— Sans doute, puisque mon père a tout vendu.

Un sourire passa sur les lèvres de M. Jouval.

— Ah! monsieur Henri, dit- il, pardonnez-moi de vous appeler comme ea; on voit bien que vous ne savez pas la vérité.

— Oui, mais je veux la savoir !

— Vous avez plus de deux cent mille francs h vous, monsieur Henri.

Le jeune homme regarda M. Jouval d'un air bébéU'.

— Deux cent mille francs I répéta le marchand de biens. Seulement il s'agit de les faire rentrer.

— Ah!

— Et si vous voulez que je m’en charge?...

— Deux cent mille francs I murmurait M. Henri, abasourdi, deux cent mille francs !...

Et le château de Reuil dansait devant scs yeux troublés, avec sa Mare au noyé, toute resplendissante des clartés do la lune...

El il lui semblait voir en mémo temps, se penchant à l’une des fenêtres pour interroger l’horizon, cette

i.Ks imAMKs nr village

feminp si loin de lui par IV^iicalion ei la fiirtimu, el dont pcuMlce... quand il aurait ces deux cent mille francs que M. Jouval faisait sonner dans son imagination affolée...

M. Henri eut le vertige, et il se jeta sans défiance et sans défense dans les bras du terrible usurier.

Quel était donc le but ténébreux do M. Jouval?

M. Jouval était, comme on dit, un homme d'inspîralion.

Un mot prononcé devant lui, une idée h peine ébauchée suffisaiimt h lui ouvrir tout un horizon.

Voici ce qui lui était arrivé :

Le dimanche pnk^édent, les habitués du café de l'Univers, à Saint-Florentin, étaient au grand complet, salifie père Btuitteville, qui était de noce.

Cest-à-dire «pi’il y avait au moins trois jours que le vieux fermier était à Saint-Donat, où les rijiaiileâ se succéilaioiit, à l'occasion du mariage de Joseph Noël.

l/absence du père Boutteville était chose assez importante pour qu'on en fit la remarque; et puis on s'entretenait volontiers de ce martage, qui mettait le comble à l'ambition du cabarelior HoquiUon et couvrait de ridicule les bons Belges.

Une fois que la conversatioo fut sur ce sujet, elle s'épuisa.

Des neveux, on remonta à l'oncle, qui avait acheté à réméré la terre des Ormes du prodigue M. de Beaucliène.

— Combien ya-t-Udonc d’années de cela? demanda M. Jouval.

— Dix-huit ans, répondit Ulysse le tonnelier.

— Et de combien d'années était le nmiéré ?

— Vingt ans.

— Ce qui fait que si le fils avait de l'orgueil et qu'il voulût racheter, il en serait temps encore, observa M. Jouval.

— Et il ferait une bonne affaire dit un des habitués, ancien fermier sur la commune de Saint-DonaL

— On fait toujours ui e bonne affaire en rachetant son bien, dit M. Jouval avec un Ion de parfaite indifférence.

— Surtout quand il a doublé de valeur.

— Hein ? fit le marchand de biens.

— Voyons, monsieur Jouval, reprit Ulysse, personne ne s‘y peut con.iaître mieux que vous. En 1840, qu’est-ce que valaient les terres?

— Un tiers de moins que ce qu'elles valent.

— Va pour un tiers. Mais M. de Beauchéne laissait souvent des hect.ires entiers en friche : ici il lai.ssail dt‘s semis pour se.s faisans, là il laissait le chaume pour créer des remisps aux perdreaux.»

(>>mme la chasse était sa grande préoccupation, il négligeait la culture, et les fermiers qui louaient bon marché ne marnaient ni no fumaient.

Quand le Belge est venu, tout a changé. On vous a retourné quinze fois chaque molle de terre, et ü y a

aujourd'hui qtiin>e cents arpents d'un seul tenant, presque tous de terre grasse et brune œmme on en trouve en Oàlitiais.

— Et combien de bois ?

— Cinq ou six cents arpents.

— Et pour quelle somme M. de Bcauchéne a-t-il vendu?

— • Four trois cent quarante mille francs. Ce n’est [las la moitié de ce que cela vaut aujourd'iiui.

— Si M. Henri avait celte somnie {pourtant, dit Ulysse, son réméré h la main, il pourrait racheter.

Le fermier qui .avait été à Saint-Donat prit la parole :

— Oui, mais M. Henri n’a pas le sou ; et puis, U est quasiment toujours chez lui au rliàleau, et enfin c’est un paysan pire que nous et qui ne sait rien de< affaires.

M. Jouval ne souffla mol.

Mais Ulyssé ajouta :

— Oui, il était chez lui aux Ormes, tant que les deux Belges n'étiieut pas mariés; mais aujourd'hui c’est une autre paire de maoches.

— Pourquoi cela ?

— Mais para* que la fille à R>)qiiillon est une commére qui vous l'aura flanqué à la porte avant trois mois.

M. Jouval quitta le café de PUnivers avant minuit et s'alla coucher.

Le lendemain, il se dit :

— J’ai un quart d'action de chasse dans les bois de la Poulardière, qui touchent aux bois des Orme$; jamais je n'y vais. C’est vraiment de l'argent jeté par la fwîètre.

il fit mettre son fusil, sa carnassière et son chien ii'arréi dans son tilbury, et attela sa grosse jument; puis il s'en alla à l.i Poulardière. Mais, au lieu de clkisser sous bois, il se tint constamment au l)ord des terres, fil une pointe par-ci par-ih, demandant tantôt à un vacher, tantôt à une femme qui ramassait de l’herbe, chez qui il était, et recevait invariabletiKmt celte rép mse ;

— Vous êtes sur les terres des Ormes.

Le soir, M. Jouval revenait à Saint-Florentin If carnier vide, mais rapportant un plan délaiüc de la ten e des Ormes.

il avait tout estimé, hectare par hectare, avec le coup d'œil sûr du marchand de biens, et, défalcation faiie de.s fermes achetées par Fonde Noël, il denviin convaincu que ce que M. de Beauclièno avait vendu à réméré trois cent quarante^ mille francs valait mainlenant un million.

Dès lors une idée infernale mais pratique avait germé dans Fcspril du marchand de biens.

— Le gaix;on qui n'a pas le sou, se disait-il, sera bien heureux de me vendre son réméré pouria somme de cent mille francs.

Le réméré à la main, je rachète pour trois cent quarante mille francs un million de terres : trois cent (juaranie et cent font quatre cent quarante : bénéfice net, cinq cent soixante mille francs. Je n'âi jamais

LA MÈRE MIRACLE

fait une si belle affaire. Ktdês lors M. Jouval était revenu à la Poiilardière tous les jours ju‘^(|u’à ce qu’il ^t rencontré le naif M. Henri; el l'on a vu quel vertige s’étut emparé de ce dernier eu enicudant prononcer par M. Jouval le cliifire de cent mille francs.

Comme il était nuit depuis longtemps et que M. Henri était un {>eu gris, le marchand de biens lui dit :

— Si vous voulez venir à Sainl-Florcnlin. je vous prouverai ce que j’avance.

— Quand donc? demanda M. Henri.

— - Mais ce soir, si vous voulez...

— Va pour CO soir, répondit le jeune homme, dont l’esprit se rc]x>rtait toujours vers le petit manoir de Reuil.

El il ne se fil pis prier davantage pour monter dans le tilbury du marchand de biens.

M. Jouval av2it pour principe qu’il fallait battre le fer quand il est chaud, au lieu de le laisser refroidir.

Jamais sa grossojutnent n'élailallée aussi vite.

On eiil dit une bète anglaise.

Comme il faisait clair de lune, le marchand do biens prit au plus court, par la forât, et, moins d’une heure après, il était à Saint-Florentin.

U était dix heures du soir; les poites se fermaient une à une, le café de FUnivers seul était encore éclaire.

Cependant M. Jouval ne s'y arrêta poiut; il donna même un coup de fouet en passant devant, afin que personne ne vit M. Henri, et il s’en alla tout droit chez iui.

Le grand air, qui dégri.sc les iv rognes de profession pro luit l’effet contraire sur les buveurs novices,

M. Henri, qui n’avait que U tète lourde en quittant la ferme de la Foulardière, était tout à fait ivre en arrivant àSainl-Fiorenlln.

Non puiiu dccHti ivresse pourtant qui embarrasse la langue et barbouille le coeur e.i même temps qu elle affaiblit ies jambes; mais de celle, au contraire, qui donne uac Ct^laine exaltation et permet à l'esprit de pours\iivre avec une logique rigoureuse le but qu’il careosc ue ses désirs.

Un seul mol résonnait dans la tète de M. Henri, comme un long et p erpétuel bourdonnement :

— CÆflt mille francs!

M. Jouval conduisit le jeune homme dans une vaste salle qui se trouvait au rez-de-chaussée de la maison et qu’il appelait pompeusement son cabinet.

Les murs étaient couverts d'un papier h ramages fané; lo (Hirlrait de M. Jouval et celui de M.'idame son épouse faisaient le plus bel ornement de celte pièce, au milieu de laquelle on voyait une table chargée de jjaperasses.

On eût dit l'étude d’un huissier.

Dan ; un (X)ln, se dresbaii un petit meuble encombré de cartons tous étiquetés.

M. Henri, qui avait à peine, deux jours auparavant,

entendu parler de M. Jouval, crut se trouver chez un homme de lettres sérieux.

Si le charbonnier est ntuUre ches /«i, M. Jouval l’était bien davantage ; chez lui tout le monde tremblait en sa présence, depuis sa femme, dont il avait fait une sorte d’ilote, jusqu’à sa fille, une personne bonne, grêlée et disgracieuse, que l’on apercevait au travers de sa dot, ce qui la rendait presque jolie.

Ni Mademoiselle Zélle Jouval ni sa mère n’eussent osé paraître quand M. Jouval rentrailscul.

Files savaient que le farouche tyran domestique avait pour habitude de traiter ses affaires le soir, en sortant du café.

.Madame Jouval était du reste couchée; mais Zélie, qui lisait un roman dans sa chambre, entendant grin* cer sur le pavé de la cour les roues de la carriole paternelle, se hâta de souffler sa chandelle.

Un petit domestique, le Janitot, comme on l’appelait à Saînt-Floi nntin, après avoir mis la jument à l’écurie et la carriole sous la remise, Jeta une brassée de boU dans la cheminée du cabinet et, sur l’ordre de son maître, descendit à la cave chercher du vieux vin.

— Vil! mon digne monsieur Henri, disait M. Jouval en délaçant ses guêtres, de sa voix la plus ronde, de son visage le plus lioimêle, ce n'est {las pour dire, tuais votre père a eu affaire à un Us tle canailles]...

— C’est bien possible, dit le jeune homme.

— Si vous me laissez faire, poursuii it le marchand de biens en versant à boire à M. Henri pour

ver, comme on dit; si vous me laissez faire!...

— Eh bien ?

— Ce n’est pas cent mille francs que je vous ferai rentrer, mais deux cents...

M. Henri fut repris do vertige, et son âme s’envola vers le petit manoir de Reuil.

— Mais comment ferez-vous ? dit-il d’une voix frémissante d’aiigoi>se.

— Ail! dame ! pour ça, fit M. Jouval, qui prit son air le plus liomiétc, tint que vous aurez conOance en moi, comme j’aurai couftanœ en vous.

— Voyons?

— Si vous réclamiez vous-méme, comme vous n avez pas de titres réguliers, vous n’auriez pas un radis. Taudis que moi...

— Eli bien... vous?

— Supposons que vous me vendez vos créances.

— Bon !

— En é Jiange, je vous fais une reconnaissance de cent mille francs.

Ce chiffre vertiginaix retentissait de nouveau à l’oreille de M. Henri comme un coup de tam-tam.

— El tenez, poursuivit M. Jouval, comme les bons comptes font ies bons amis, vous allez voir...

Sur ce, le raarchan.l de biens ouvrit un de ses cartons et y prit une feuille de papier timbre ilo sept sous.

Puis, s’artnant d’une plume, il écrivit dessus, de sa plus belle écriture :

* Je reconnais devoir à .M. Henri de Beauchènu la

m:s hUAMKS nu viulauk

sonitn-îde ceat mille francs» pour prix de la cession qu il me fait de ses créances diverses et de ses droits à réméré sur la terre des Ormes.

« Je payerai ladite somme à M. Henri de Beauchéno en quatre payements» de trois mois en trois mois, à |>ariirdu présent jour. •

Et il signa.

Henri, qui avait finii)ar apprendre à lire et ù écrire depuis la mort de ronde Noël, prit connaissance de cet acte.

— Mais moi, dit-il, que faut-il donc que je signe?

— Voua allez voir.

Et M. Jouval, profitant de l’ivresse du jeune homme, qui était à son comble, lui fit rédiger et signer un acte de cession en bonnes formes de tous scs droits au réméré, dont le terme expirait dans dix-huit mois seulement.

Puis, quand ce fut fait, il ouvrit un tiroir, y prit un rouleau de mille francs en or, le brisa et en répandit le contenu sur la table.

— Prenez toujours cela, dit-il.

M. Henri frissonna et eut un éblouissement dans les yeux.

Jamais il n'avait vu autant d’or.

A partir de ce moment, que se passa-t-il?

Comme on va le voir, M. Henri eut de la |>einc à se l’expliquer le lendemain.

Car le lendemain au petit jour» il était en pleine forêt» marchant d’un jws alourdi, la tête pesante, les idées confuses.

Une chose pourtant était claire p»ur lui : c’était un bruit métallique sortant de sa poche, c'étaient les cinquante louis de M. Jouval qui tintaient sous ses doigts.

Puis encore un souvenir qui éUiit assez précis.

Il se rappelait avoir fait un serment à M. Jouval.

Le serment de ne rien dire h personne de leur entrevue et surtout de ne (enfler h qui que ce fût qu’il avait chargé M. Jouval de ses aBaires. Tout le reste était dans son esprit à l'état de brouillard.

Pourquoi M. iouval, au Heu de lui donner un lit et de le garder jusqu’au lendemain h Saiiit-Klorentin, l’avait-il congédie à trois heures du matin î

Pourquoi, an Heu de le reconduire dans sa carriole, s'élait-il contenté de le mettre sur la grand’routc ?

.M. Henri n’en savait absolument rien.

Ce qu’il savait, par exemple, c’est qu’il avait de l’or dans sa poche et une reconnaissance de cent mille francs.

Avec cent mille francs, on est riche, en province surtout.

Qui sait si la dame du château de Rcnil ?... M. Henri s'arrêtait à moitié de safpensée et n'osait plus aller plii.s loin.

Et comme U continuait à marcher d’un pas pesant,

il rencontra la mère Miracle, qui délwuchait dans un carrefour de la forêt.

Elle était ]>ruprcUe comme d'ordinaire, ses saboU bien graissés et son bonnet blanc, la bonne mère •Miracle.

En aiiercevanl le jeune homme, elle crut qu’il sor- Uiit du château des Ormes et allait faire un tour de chasse.

Mais, à un cotij) d’œil plus attentif jeté sur lui , elle eut la conviction que M. Henri revenait de loin,cümnK on dit; il avait certainement passé la nuit dehors, il avait les guêtres boueuses et les vêtements frippés.

Elle eut l’idée que le pauvre amoureux avait passé la nuit à errer autour du château de Rcuil.

— Bonjour, monsieur Henri, dit-elle; vous êtes matinal aujourd’hui.

— Pas pltis qiii* vous, maman Miracle.

— C’est vrai. Je vais voir une pauvre femme qui est veuve d’hier, avec cinq enfants, mon cher momieuf Henri.

— Qui donc ça ? demanda le jeune homme.

— î.a mère Jalibert, la femme du cantonnier.

— Jalibert c.si mort ?

— Hier, mon cher monsieur Henri.

Cette nouvelle aba.suurdit quelque peu M. Henri.

Jalibert était un robuste gaillard d’une quaraniain»' '.rannées qui» l’avant-veillc encore, cassait des pierres .sur la grand’routc, à deux pas de la maisonnette quand M. Henri avait passé par là.

— Mais de quoi est-il mort? demanda le jeune homme stiqvifaU.

— Vous savez qu’il aimait le cabaret et se prenait f.'iciicment de boisson, répondit la mère Miracle. Eli bien, il est f^orti de chez Roquillon avant-hier soir.

La nuit était un peu noire, il a voulu suivre le canal cl il est tombé dedans.

On !’a trouvé hier malin noyé. Cest aujourd’hui qu’on renterre.

— Pauvre hontme ! murmura M. Henri, qui avait j un bon cœur.

— C’est sa femme surtout qu’il faut plaindre, reprit la mère Miracle : cinq enfants et pas un pouce de terre.

La maisonnette du cantonnier était à deux pas, sur le bord de la route départementale.

De l’endroit où la mère Miracle s’élaît arrêtée av«

M. Henri, on l'apercevait à travers les attires.

— El vous allez voir les Jalibert, maman Miracle? demanda le jeune homme.

— Il faut bien donner des consolations aux malheu* reux, répondit simplement l’ancienne sœur hospiulière.

— Je vais avec vous.

— N ous, monsieur Henri ?

— Oui, maman Miracle.

En parlant ainsi, le jeune homme, qui avait toujotirs une main dans sa poche, sentait sous ses doigts les pièces d'or de M. Jouval» et quelque chose lui disait qu’il ne pouvait mieux entamer son j>etlt trésor.

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