‹ Les Drames du villageChapitre 38 sur 60 · C.r Uïi,.\i.-.r,.x · texte numérisé non relu

C.r Uïi,.\i.-.r,.x

K («lirait. 4*aire tôt.)

— C'est pourri de renards, ect o.idroit-l'j, d.t lu piqueur.

— Nous y chasserons dès demain.

Le piqueur, qui se nommait Renaud et ne savait rien des Icncbreiix projets de sou maître, sauf peutêtre sa bonne intelligence avec la Ro,]uillone, cligna do l'ceil et lu! dit ;

— J'ai un petit mot pour vous.

— Do madame .Noël î

— Oui. .

F.t le piqticur mil un billet écrit au crayon dans la

main du comte.

Celui-ci lut ;

« .Mon brigand de beau-frère et M. Henri sont à 1 1 ' ‘

chasse. Joseph parle de les prévenir qu’il a loué. •.

mon père l’a inviü à diucr, nous le ferons boire, et it rentrera gris aux Ormes. Prolilea !» j \

— Envoyez-.moi c ^obert, dit le comte au piqueur. j .

LKS ORAMKS DU VILLAGE

IPI

Mais Gobcrt, qui savait déjà que la chasse des Ormes était louée» entra en ce moment.

11 avait rocU allumé, les pommelles n)uges, et certes il n'etait pas à jeun.

— Monsieur le a‘>mtc, dit*il, on tiraille depuis ce matin dans votre noüvelte djasse.

— Ail ! vraiment, dit M. de Vendre avec flegtne.

— Jo ne pc ns<' pas t|u^ M. le comte paye six cents arpents cinquante Iniis pour en faire une chasse communale î

— Non, certes.

— Alors on jiuil x-Prbali'crt

— Ceriainemcni.

— üii I si l’ l'IiisscLir à^v' jo ctoîs trom-c, dit Coberl en serrant poin^js, ti aura Iffaittî h moi.

— Veux-tu U i ve:te d î viA, tîobcrl ? dit M. de \ eriellft.

Kl il lui vensi un lîrand vdTe de Vih de Vouvray . le cm le f»!us capiteux des > Ins Wnnes d»' la I.oire.

Gobcrt le but et smiU en

M. de Venclh.* se p*‘nrlm nltdlih i'OCeülédd comte Oifion et lui dit :

— Jo ne floiinerats pas A'\ Irtdls peau dh IfriWdicr la Jeunesse, comme on I eppellé; Gobert Vft brodicr comme urt poulet. Vu S'Çtras;

Ml

Pepii's huit jours. M. cliessdt» en Pffd. inis le.s matins ; mais Ifi chAs*wb''élalt RU^d** ***’ ptxAexié à rêverie jxuir lut*. t*i té diasseuf fifrtîlliî d auti^ois renirait qudqud«rfs lé vêWasdéit: \îd6.

[.a lettre ilc m.idàhtè H hotambo ^éfoier h son «mie rutîaine de Lasscniiî nous a hiix éd tîOttranl de ce qui sciait pas» * an ciiâlcaii de ttedtl.

La belle veuve et le jeune homme s ••laiônt avoué leur amour, cl iU se a;etrt|rtrc tVéïro un jUttr lA«i % l'aiilrc,

]>ans CC5 coauiiions, il était (oui nupirel <]ue. notre ami la Jeunesse s’en allât tous les jours au château üi- Hcu.l.

Mais encori’i no puimii-il pas s‘> prèscnlor «lès le mitin, et i tail-il ohli.'é d’aliendre raprês-midi.

Il chassait donc ponr tuer le temps.

Comme nous Invons dit, les bois des Ormes élaicnl la seule chose que les deux lions belges, en se brpjmllanl, ireus?cnt pas séparés par un mur.

Néanmoins la part de chacun était jjarfailcment dclimitée par un fossé : à gauche, c’élail au célibataire; à droite, on se trouvait chez Tépoux de la belle Hoquillonc.

Joscpli n’avait guère songé à interdire la chasse à son frèro.

Mais cclui-ci. qui était un homme pruilcnt, no franchissait jamais le foss \

Quani à ,M. Henri, c’él.ait autre cliose.

Bien qu*il fèl logo chez Marc, il irétait pas brouillé ."U lîc Joseph, et celui-ci lui axait même saule au cou. 1: jour de son arrivée.

Ür, o^mme pour prendre le plus court chemin des Ormes au château de Reuil, il était nécessaire de passer au travers dos boi» de Joseph Noël, M. Henri les traversait.

Kn route, il lirait un lapin par-ci par-l;i et quelquefois un lièvre que souvent il manquait, car l'amour engendre la distraction et la distraction ramène le* cliasseurs bredouille.

Ce jour-!à donc, comme la \pilh? cl les jours précédents, M. Heurt Haversail les Iwîis de Joseph Noël.

Gomme il élait de trop bonne heure pour qu'il osât se présenter à Reuil, il avait cherché une compagnie de perdreaux mu^.fttit ItRnbé dessus, grâce à iMianor, un excelhml é^ffon appartenant à Marc Noël, et il s’en donhftil â ivwtf joié;

béjè la matheurrtï^ toWifVâgnic était réduite de moitié lorsqiW nvi tnW^ dSttfe broussaille, M, Henri, un peu éionRé, vit se dilHxser un homme en habit verl ri è cflsqiiethfc en frtWW* dé kepi.

11 àvait un fusil h* bras, carnassière au do^ et sur la fsndrine Une plàqdé de parlicdfc^.

IV pUffx^ï'i hommp üvaH un viSage rou^ud, un ud1 àVimS et il s'aVani^A Vtti Ü-. iietlri d’u^ air n^avaut. m ^

iv qiTel ittuil éliasseît-Vuift léi, Inééifcm bracjii- Wer ? dîtdli

M , de phW êfl (thRi étonal, mais gardant un

sfln(f=flmM pirieiV B'ttMWt i

=s= ^ €^is i^e tsnls Vm» tWhipet, mon anji. Voiiï. etw fiims dmtt* tout dans le pays, et vous

frtfde» dés bnv né WIrt îVs k vous. '

— tu éh as Wfénti* ttiétdïâtit lîHttRaIct î ,lmria Gi>beïi Pn la urostié dé wn fuail.

\jf‘ sang àu visage du brii.'a^r la Jeunesse , à son tour il s'.ivanca x éTs Gobcrt et lui dit': «

tVenei gaivie ! si. vous êtes insolent, jo vous cor- , rîgnréiî... ^ 1

'(iqbert cul un véritable hurlement de fureur.

11 prit même son fusil à deux main.s pour frapper , Henri ayec la crosse.

Miiisfe jeune liomnie était aussi leste que robu^lc.

Il esquiva le coup. Ht un boud, saisit au collet Gir* bert. qui axait perdu l'équKibre, lui dotina un croc en* jambe et le jeta h terre.

Le garde en tombant laissa échapper son fu.-«R.

M. Henri posa fc pied dessus, mil ensuite Id^rii en bandoulière et laissant Gobert se relever ivre'dtrage, il lui dit avec calme r

~ Maintenant , mon ami , expliquons-nous, et si vous me prouvez que je ne dois pas chasser ici, je suis prêt à nie retirer.

I. etreinle et la poussée qu’il avait données xi Go* borl avaient été si rudes, (lue celui-ci se dégrisant un pou avait compris qu’il ne serait peut-être pas le plus fort dans une lutte corps h corps.

Auïsi, dit-il, toujours furieux, mais se tenant prudemment il distance :

— Je vous dresse ))rocès-\erbal, cl, comme vous avez maltraité ua repicsenUnt delà loi, un homme

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