‹ Les Drames du villageChapitre 40 sur 60 · I.e brigadier pâlit, mais il se contint · texte numérisé non relu

I.e brigadier pâlit, mais il se contint

— Mon ami, dit-il, vous êtes ivre, et vos insultes ne pounaient m'atteindre.

— Je le flanquerai dix pouces de fer dans le ventre demain inalio^lBcchant conscrit, poursuivit le g.arde, aussi vrai que je suis Cobert, du 20' de ligne, et qtrun sous-oflicior en vaut un autre. |

— PfS quand il est devenu domestique, répondit ’ froidement M. Henri.

Gobert, au comble de l'exaspération, leva la main ' pour frapper la Jeunesse en plein visage. I

Mais celui-ci bondit, tomba sur lui commala foudre, ' lui arracha son fusil, le prit au collet de nouveau et se mit h lui distribuer une véritable volée. Lo garde ( essaya de se défendre, mais M. Henri était fort et agile, j et il laissa le garde à demi-mort. i

.Puis, reprenant son fusil (|u'il avait jeté loin de lui, > il continua son chemin tranquillement, hissant Gobert . crier et jurer et faire les plus épouvanlablÆi serments.

Comme h rordinaire , notre héros alla passer son | apris-midi au château de Reuil, puis le soir, il reprit i le chemin des Ormes ; mais, coij^e il était un peu las, j il accepta une place dans la voifnrc du grand Jacques, | le beau meunier, qui descendait à Saint-llonal.

Et comme il entrait dans le bourg, il vil un rassemblement à la porte du cabaret de lloquillon, et, sur le seuil, Gobert de plus en plus ivre, qui criait, jurait et gesticulait.

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