‹ Les drames inconnus (volume 3)Chapitre 14 sur 25 · DANS LA CABANE · texte numérisé non relu

DANS LA CABANE

Le comte ne s'aperçut pas de mon étonnement ou ne voulut pas s'en apercevoir, car il continua, mais d'un ton plus rapide et à la fois plus triste :

— J'arrivai ainsi jusqu'à une chaumière qui était aux abords du grand village de Ketskemet.

Gertrude n'avait point encore repris ses sens. Je la déposai dans cette chaumière, en recommandant à ses habitants de lui remettre à son réveil un morceau de linge sur lequel j'avais écrit, avec je ne sais quelle teinture, ces mots :

« Silence jusqu'à mon retour ! »

Je revins avec une voiture, et je trouvai Gertrude levée, habillée, et n'ayant aucune conscience de ce qui lui était arrivé ni de la manière dont elle avait quitté le château.

Je la décidai, à partir, à se rendre à Vienne et à aller se mettre sous la protection de la princesse de Hatzfeld, sa parente.

Je m'attendais à des observations, mais elle n'en fit aucune et nous partîmes.

Le comte se tut et appuya son coude sur la table, puis il baissa la tête jusque dans sa main, et il se mit à réfléchir,

andis que de la main qu'il avait libre il pétrissait avec un l mouvement nerveux toutes les mies de pain qui se trouvaient à sa portée. J'attendis qu'il eût fini de réfléchir.

Il se décida enfin à rompre le silence, et il reprit brusquement :

— Que vous dirai-je de ce voyage ? Nous fûmes dix jours ensemble, tête à tête, dans une voiture , et pas une heure, monsieur, pas une minute, pas une seconde il ne me passa dans l'esprit de ne pas être envers celte femme aussi respectueux que je l'eusse été envers ma mère, aussi retenu que je l'eusse été vis-à-vis d'nne sœur de quinze ans.

Et pourtant, monsieur, j'aurais pu lui parler d'amour alors, non certes point parce que cela m'était facile et parce que j'avais des droits sur elle, mais parce que je l'aimais.

Durant tout ce voyage, je n'eus qu'un moment où elle put comprendre tout ce que j'enfermais dans mon âme , c'est lorsque, lui parlant des dangers qu'elle pouvait avoir encore à courir, je lui dis :

— Madame, ne sachez rien désormais de mon existence, si ce n'est qu'il y aura toujours à côté de vous un homme à qui vous avez le droit de dire de mourir, soit que sa mort puisse vous sauver d'un danger, soit que vous le désiriez seulement pour effacer du monde vivant la présence d'un homme que vous devez haïr.

— Je ne refuse pas votre dévouement, me dit-elle, mais je n'exigerai jamais le" sacrifice que vous me proposez.

— Je voudrais pourtant que vous fussiez assez généreuse pour me le demander, car il me semble qu'il me mériterait votre pardon.

— Mon pardon... non... jamais^ répliqua-t-elle avec un sourire désolé... non, non, vous ne savez pas le mal que vous m'avez fait... vous m'avez tué le cœur.

Je n'avais rien à dire, je baissai les yeux.

— Ah! s'écria-t-elle avec douleur, mieux eut valu me tuer avec mou amour, et ma croyance, et ma foi.

Puis elle ajouta, comme pour adoucir la cruauté de son refus :

— Mais que vous importe mon pardon?

— Ah ! madame, si vous pouviez voir au delà de mes remords, si vous pouviez regarder jusqu'au fond de mon cœur! lui dis-je presque avec des larmes.

— J'y verrais un repentir sincère, du moins je le crois.

— Rien de plus? m'écriai -je.

Elle me regarda avec une froide dignité.

— Quelque chose de plus serait une insulte nouvelle.

— Cependant, m'écriai-je, le repentir est le commencement du retour à Dieu, c'est le premier pas vers le culte qu'on a méconnu.

— Monsieur, répliqua-t-elle, l'homme peut toujours revenir sincèrement à la Divinité, parce qu'il n'a jamais eu le pouvoir de l'avilir. Il n'en est pas de même pour la femme dont on a flétri...

Elle s'arrêta, je baissai les yeux, et nous restâmes plus de deux heures dans un profond silence. Tout à coup elle me tendit la main :

— Écoutez, monsieur le comte, me dit-elle, vous serez mon ami, je le veux : vous le devez être... J'aurai besoin

de vous, mon plan est fait, ma vie arrêtée d'avance. Ètesvous à moi ?

Je voulus répondre et je balbutiai...

— Ne dites rien, me dit-elle, je vous crois.

Je pressai sa main sur mes lèvres et je me mis à pleurer.

Elle m'abandonna sa main et nous restâmes encore de longues heures dans le silence. Jamais je n'ai tant souffert et jamais je n'ai été si heureux.

Elle avait deviné mon amour, elle me l'avait pardonné , je le sentais; mais cet amour devait être comme ces enfants proscrits qu'on n'ose tuer et qu'on enferme dans une prison éternelle; cet amour était comme ce frère jumeau de voire grand roi, qui vivait à condition de n'être pas de la vie.

Monsieur de Favreuse laissa échapper quelques paroles que je n'entendis point, et reprit :

— Et maintenant, monsieur, il est temps que j'achève cette histoire.

Commencée au milieu des plus bizarres circonstances, elle s'acheva dans une position assez vulgaire, mais à laquelle nulle douleur ne manqua cependant.

A quelques lieues de la capitale de l'Autriche, je crus devoir me séparer de Gertiude.

Quand le prince de Morden apprit en Italie l'arrivée de sa fille à Vienne, il se trouva heureusement que ni lui ni son gendre ne purent quitter leur poste. Maître Bonaparte venait de paraître sur l'horizon, et donnait à faire aux Autrichiens une guerre dont ils n'avaient pas l'habitude.

Le retour de la comtesse de Belnunee, qui étonna d'abord, se perdit bientôt dans le bruit et la rumeur des défaites de Mêlas. D'ailleurs Gertrude évita le monde, et l'on trouva fort simple qu'étant séparée de son mari, elle vécût dans la retraite.

Magnus était revenu deMordenoù, comme nous l'avions deviné, il était renfermé par ordre de Téhéta. Quant à celle-ci, après l'assassinat de Nagy-Tcha, elle était rentrée au château, avait fait remettre Magnus en liberté, puis avait disparu sans qu'on sût ce qu'elle était devenue. Nous ne le sûmes que trop, quand le jour fatal fut arrivé. Mais, pour que vous puissiez me comprendre, il faut vous dire que j'avais pris position à Vienne, que je m'étais présenté sous mon vrai nom, et qu'une fois connu pour ce que j'étais, il eût été difficile à monsieur de Morden de recommencer ses espiègleries de baron féodal.

Cependant je vivais fort retiré, ne voyant guère que la princesse de Hatzfeld-Limbourg, chez qui je m'étais fait présenter par quelques amis que j'avais retrouvés là-bas. La princesse était une femme d'un esprit et d'une peau empesés à double amidon. Voyait-elle ou ne voyait-elle pas ? Pensait-elle ou ne pensait-elle pas ? C'est ce que je n'ai jamais pu savoir.

Son visage était un parchemin d'autant plu ; indéchiffrable qu'il n'y avait jamais rien d'écrit. Du reste, son salon était le plus couru de Vienne, par la raisti qu'on y était fort difficilement admis.

Cependant je parvins à m'y faire présenter, et ce fut là, sous les yeux de toute la cour, que je parus rencontrer pour la première fois de ma vie la comtesse de Belnunce, à

laquelle je ne parlais presque jamais, et qu'on me trouvait indigne d'apprécier, tant je mettais de naturel dans mon rôle d'indifférent.

Enfin, monsieur, le jour fatal arriva.

Le docteur Magnus en savait trop pour ne pas être le confident nécessaire de cet événement.

La comtesse quitta un soir le palais de sa tante dans une voiture légère conduite par le docteur, et sous prétexte de faire une promenade nécessaire à sa santé.

Je les attendais hors de la ville. Nous suivîmes une route assez déserte, et nous arrivâmes à une cabane où tout avait été préparé par les soins du docteur. Une vieille femme nous en ouvrit la porte.

Le docteur parut étonné de voir une figure inconnue.

— Où donc est Wilhelmine ? dit-il.

La vieille femme, un peu embarrassée, répondit :

— Sa fille se meurt, je suis sa cousine, et elle m'a envoyée ici à sa place.

Le docteur hésita à entrer, et moi-même j'éprouvai une sorte d'effroi en entendant la voix de cette femme.

Mais il n'était déjà plus temps de chercher un autre asile ; nous fûmes obligés de porter la comtesse sur le lit de douleur disposé pour elle. Je me retirai et je la laissai entre les mains du docteur et de cette vieille femme.

J'attendais depuis deux heures dans une affreuse anxiété, lorsque j'entendis un cri, puis des paroles tumultueuses.

A tout risque, je rentrai dans la cabane, et je vis cette vieille tenant l'enfant entre ses mains, tandis que le doc-

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teur la menaçait et que Gertrude, anéantie, la regardait dans un état de terreur indicible.

Je courus vers la vieille ; elle rejeta l'enfant sur le lit en disant :

— Et maintenant, si puissant que vous soyez, tuez-la si vous voulez garder votre secret, car je l'ai marquée d'une trace ineffaçable et qui me la fera reconnaître partout.

Je m'emparai de l'enfant, et le docteur courut vois la vieille qui arracha la longue coiffe qui nous avait caché ses traits, et nous reconnûmes Téhéta.

Elle disparut, et jugez de notre élonnement, lorsque, en cherchant dans tous les coins de cette maison, nous retrouvâmes Wilhelmine, la maîtresse de la cabane, endormie sous un petit hangar où Téhéta l'avait traînée.

Cet horrible incident dérangea tous les plans que nous avions conçus d'avance ; une nourrice avait été choisie par moi dans les environs ; mais Téhéta devait la connaître. Je me résolus à reprendre la voiture pour rentrer à Vienne. Je trouvai qu'une des roues avait été démontée et brisée.

Dans cet horrible embarras, je pris l'enfant. Je ne pus rentrer à Vienne qu'au point du jour, et il me fallut emporter la pauvre petite créature jusque chez moi et la confier à une vieille femme qui prenait soin de mon modeste ménage.

Je courus à l'hôtel de la princesse, et on envoya une voiture à la cabane où était restée Gertrude : on donna à son absence une explication dont personne ne suspecta la véracité en ce moment, mais qui pouvait être plus tard une arme dangereuse contre nous.

AVEISTURES D'UN JEUNE CADET DE FAMILLE 2 i 1

On raconta fort simplement que la Toiture du docteur s'était brise'e à quelques pas de la cabane, et qu'il y avait transporté la comtesse évanouie.

Aucun des domestiques à qui ce conte fut fait ne songea à demander comment la princesse avait été avertie de ce malheureux événement.

Mais quelques jours après, lorsque le bruit de cet accident se répandit, une personne à qui madame de Hatzfeld le racontait, lui demanda le plus naturellement du monde comment elle avait été informée de ce malheur. La princesse, prise de court, répondit tout simplement que c'était moi qui m'étais trouvé par hasard dans les environs.

Grâce à la parfaite indifférence que je montrais au sujet de madame de Belnunce, cette circonstance n'excita aucun commentaire ; mais comme on ne put pas la retirer une fois donnée, elle fut répétée, et servit à établir le fait que m'étais trouvé dans ladite cabane la nuit de l'accident. Néanmoins l'explication que j'avais donnée fut si bien acceptée, qu'au bout de huit jours on n'en parlait plus.

Quant à moi, j'étais rentré dans ma maison, et là aussi il m'avait fallu faire un conte sur l'enfant que j'y avais déposé.

Je dis à mon hôtesse que je l'avais trouvé dans un fossé du chemin, et que je voulais en prendre soin et le faire élever à mes frais.

Il paraît que c'est une bien sublime action que de ne pas laisser périr de faim un pauvre enfant trouvé sur une route, car ma ménagère ne pouvait revenir de ma générosité, et il me fallut bien des prières et bien des menaces ii 16

pour l'empêcher de raconter à toutes les voisines la bienfaisance, la grandeur d'àme de l'émigré français.

Cependant, à force d'instances et d'un peu d'argent, j'obtins le silence pour l'avenir. Je dis pour l'avenir, car, hélas! un mot avait déjà été prononcé.

En cherchant, je trouvai dans les environs une nourrice chez qui je me rendis déguisé et sous un autre nom que le mien, et j'y plaçai ma fille. Je nageais en pleine sécurité, car un an s'était passé sans que rien pût me donner la moindre alarme.

Je continuais à voir Gertrude; seulement, au lieu de ne jamais nous parler, elle se penchait quelquefois vers moi et me demandait des nouvelles de cette enfant. Je sentais alors son cœur se rapprocher du mien, et une fois j'osai lui répondre qu'elle était belle comme sa mère.

Gertrude m'en punit en restant un mois sans me parler de Marie. Elle souffrait tant de son silence, que j'osai le rompre le premier : elle m'en remercia par un mot qui me fut un bonheur.

— Je voudrais la voir, me dit-elle.

— Ah! oui, monsieur, reprit le comte de Favreuse, ce fut un grand bonheur pour moi.

Ce mot semblait me promettre le pardon que j'avais tant souhaité. En aimant sa fille et la mienne, Gertrude me laissa entrevoir le point où nos deux cœurs devaient se toucher.

Jamais, aux jours les plus amoureux de ma jeunesse, jamais je n'attendis avec tant de joie l'heure d'un rendizvous, que le jour où je dus passer, vêtu en paysan et ac-

compagnant la nourrice qui porta ma tille sous les fenêtres de l'hôtel. Après avoir conduit la nourrice d'un bout à l'autre de Vienne, j'arrivai devant les fenêtres qui m'avaient été désignées.

Je prétextai la fatigue d'une si longue course et je m'assis, avec l'enfant que je pris dans mes bras, sur un banc placé en face de ses fenêtres. La comtesse parut et regarda sa fille longtemps.

J'examinais le visage de Gertrude ; il me serait impossible de vous dire, monsieur, tout ce qu'il y avait sur le visage de cette mère. Quelle joie et quelle tristesse ! quelle espérance et quel désespoir! quel amour et quel regret tout ensemble!

Enfin elle semblait ne pouvoir se rassasier de la contemplation de cette tète souriante et fraîche, lorsque la voilà qui disparaît tout à coup, puis qui revient aussitôt, tenant à la main un petit miroir.

Alors, le dos tourné vers nous, elle présente ce miroir du côté de l'enfant, de manière à lui faire refléter ce doux visage, puis, lorsqu'elle l'a pour ainsi dire rapproché d'elle, lorsque cette image est pour ainsi dire dans ses mains, portrait fugitif qui quittera bientôt cette £,lace polie, Gertrude approche insensiblement cette image d'elle et tout d'un coup lui donne un baiser et s'enfuit.

— Oh! monsieur, monsieur, fit monsieur de Favreuse les larmes aux yeux, pour ce baiser donné à ce miroir où se peignait l'image de son enfant, j'aurais donné à la comtesse ma vie si elle n'eût pas é'é à elle. Ah ! voyez-vous, voilà qui entre dans le cœur d'un homme plus avant que

les cris, et les larmes, et les serments, et tout ce qu'on croit d'ordinaire.

Monsieur de Favreuse leva les yeux au ciel avec une expression presque religieuse, puis il reprit :

— Six mois se passèrent encore de cette' façon, sans apporter aucun changement à notre existence.

Vous ne me demandez pas cependant ce que devenaient le prince de Morden, et son fils, et le comte de Belnunce...

Et d'abord, monsieur, je n'en savais rien que ce qui était public, c'est-à-dire qu'après avoir été battus vigoureusement par le général Bonaparte, ils reprenaient quelques avantages, et guerroyaient tant bien que mal sous les ordres suprêmes du vieux Cosaque Souwarow.

Quant à ce qu'ils pensaient de la fuite de la comtesse, quant à- leurs projets relativement à moi, je les ignorais complètement. 11 faut vous dire que ma position était encore plus singulière que vous ne vous l'imaginez.

Lorsque j'avais été annoncer à la princesse l'accident prétendu de Gertrude et de Magnus, je lui avais fais le conte que je vous ai dit, et qu'elle avait répété à son tour. Savait-elle ou ne savait-elle pas la vérité ? Que vous dirai-je? mais jamais, au grand jamais, un mot, un regard, un signe, une allusion quelconque n'étaient venus m'avertir qu'elle fût instruite de rien de ce qui pouvait me concerner.

Gertrude ne m'avait jamais rien dit à ce sujet, et vous comprenez que je n'avais guère le droit de les questionner.

Quant à Magnus, je me serais bien gardé de l'interroger, c'eût été le faire mourir de peur. D'ailleurs, il vivait en-

fermé dans les livres, et il ne m'eût pas ouvert la porte de son cabinet pour un million.

Il résultait et de ma retenue vis-à-vis de Gertrude, et du silence de la princesse, et de la retraite de Magnus, que j'ignorais absolument comment le prince de Morden avait reçu la nouvelle du départ de sa fille, de quelle manière il l'avait apprise, et quels desseins nouveaux cet événement lui avait inspirés.

Depuis quelques semaines je m'étais mis en quête de trouver un nouvel asile pour ma fille, bien persuadé que, malgré toutes mes précautions, Téhéta savait où je l'avais cachée, et je m'étais décidé à faire rentrer Marie à Vienne.

Et maintenant, il faut que je vous fasse faire connaissance avec un nouveau personnage que vous connaissez déjà.

Le comte de Favreuse prit un air contrit, il leva dévotement les yeux au ciel et se frappa la poitrine, puis mettant sa tête sur l'épaule, il reprit :

— N'est-ce pas, monsieur, que vous êtes très-impatient de connaître la conclusion de tout ceci, et j'appelle conclusion la cause pour laquelle je vous le raconte? il faut qu'elle soit énorme, impérieuse, nécessaire, absolue, et elle est tout cela.

Mais vous ne comprendriez ni cette nécessité ni cette énormité, si je ne vous disais tout ce que j'ai à vous dire. Vous êtes un tout jeune homme, et je suis un vieillard; vous commencez la vie et je l'achève.

Cependant je me confie à vous, comme je ne le ferais

pas au plus vieil ami que j'eusse, si j'en avais; vous avez donc en vous un pouvoir qui me pousse à vous faire ces confidences; vous êtes plus puissant qu'un ministre, qu'un roi, qu'un confesseur; vous ne savez pas comment? Eli bien, je vous le dirai, ce sera la fameuse conclusion que vous attendez avec tant d'impatience.

Maintenant que vous êtes bien averti, je continue.

Et monsieur de Favreuse reprit ainsi :

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