SCÈNE PREMIÈRE
Le théâtre représente un parc magnifique avec un château et des jets d'eaa.
Le prince de Monténégro raconte à son confident, que nous appellerons Ferdinandoio, qu'il est dans le plus terrible embarras. Ferdinandoio lui demande pourquoi. Alors le prince commence l'exposition, et il lui dit :
— Tu sais depuis bien longtemps que ma sœur, la duchesse de Santa-Croce, a eu un enfant que tu as dû faire disparaître. (Trouble de Ferdinandoio.) Tu l'as fait disparaître ?
— Oui, seigneur.
— Tu mens, misérable.
— Je vous jure, seigneur... (Le prince lève son poignard.)
— Tu mens, Ferdinandolo... Avoue la vérité, vil traître. Ferdinandolo, à genoux', avoue qu'il a confié Carista,
cette fille précieuse, à une femme qui venait de perdre sa fille, et qui l'a prise pour la remplacer.
Le prince. — Tu mourras si tu ne sers plus fidèlement ma vengeance !
Ferdinandolo épouvanté promet; mais il dissimule, car il a le projet de sauver la jeune fille.
Le prince s'éloigne après avoir dit à Ferdinandolo :
— Attends mes ordres et tremble !