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ivillon Français
avant 1661.
Pavillon Françaii
• près 1661 .
Pavillon de beaupré Français
Pavillon Royal des Galères.
de Saint-Germain-en-Laye, 12 novembre, rétablit la charge d'amiral tant du ponant que du levant, c'està-dire de l'Océan et de la Méditerranée, le duché de Bretagne excepté, par suite des vieux privilèges de ce duché, le gouverneur de Bretagne étant amiral de droit. Le nouvel amiral fut le comte de Vermandois, fils naturel du roi et alors âgé de deux ans seulement. Le roi eut dès lors toute autorité sur la marine comme il l'avait déjà sur l'infanterie depuis la suppression de la charge de colonel général en 1661. Cet édit du 12 novembre 1669, portant « règlement des pouvoirs, fonctions, autorité et droits de l'amiral, » contient ces considérations : « Et en même « temps pour éviter les inconvénients -qui obligèrent, « en l'année 1626, le feu roi de supprimer les deux <( charges de connétable et d'amiral... entendons... « nous réserver le choix et provision de tous les office ciers de marine »... Ce choix, jusqu'en 1669, avait donc appartenu à l'amiral ou au surintendant de la navigation.
Des diverses réformes opérées à cette époque nous n'avons à nous occuper ici que de ce qui est relatif au pavillon, à ce sujet nous donnerons les pièces qui se trouvent aux archives du ministère de la marine.
1669. — Le 26 septembre. Les chefs d'escadre (1) consultés sont d'avis des cornettes, flammes, blancs et pour la marine marchande « ensei-
('1) Grade immédiatement inférieur à celui de lieutenant général des armées navales. « Nous n'avons point de contre-amiral en France « en titre d'office. C'est une qualité qu'on donne au plus ancien « chef d'escadre dans un armement considérable ; alors cet officier
gne de poupe fond bleu avec une croix blanche assez large et qui traversait tout le pavillon avec des fleurs de lis jaunes sans nombre sur le bleu (et aux quatre bouts de la croix (I) qui est l'ancien pavillon de la nation française. Il serait à propos que les vaisseaux de guerre du roi portassent les pavillons ou enseignes de poupe de la même manière qu'il est dit pour les vaisseaux marchands, d'autant mieux qu'il semble que ces vaisseaux du roi ne saut point fixée d'aucune enseigne de poupe pour le combat. Pendant les guerres d'Espagne on a porté une enseigne de poupe rouge pendant les combats, pour se différencier des Espagnols qui la portent blanche et dans la dernière guerre contre les Anglais, on la portait blanche pour se différencier d'eux qui la portaient rouge (2). 11 serait bon de porter toujours, dans les combats, le pavillon de France, qui <;Uiit blanc et bleu fleurs de lis jaunes dans le bleu et aux bouts de la croix comme il est dit ci-dessus. »
Le projet de règlement, présenté au roi à Saint- Germain, en décembre 1069, porte ainsi; pour les enseignes de poupe ce ne fut pas adopté.
i()T0. — (Ibid.) Xote de M. de Saint-Tropez sur
« porte le titre de contre-amiral et on arbore le pavillon, qu blanc, de figure carrée, cl s,- met à l'artimon.» I'. Daniel, Ilist. de la nul. finit.. éd. 1021. )
il | Ce- sepl mots sonl biffés dans la pièc ! originale.
(2 A l,i bataille de Lépante, «mi 1571, don Juan, généralissima de la flotte chrétienne, arbora l<i pavillon veri comme signal de oonv bat, \c pavillon des Turcs étant rouge. (Pacini, la Mnrittc. ]sii. 1.)
les pavillons et marques de commandement L'on
convient que les cornettes, qui sont particulières en France, doivent être conservées pour la marque des chefs d'escadre... Toutes les marques de commandement devant être blanches, lesdites cornettes le doivent être aussi, si ce n'est en corps d'armée ; pour reconnaître les chefs d'escadre, s'il s'en trouve plusieurs, il est bon de faire ce qui avait été résolu autrefois, de mettre dans leurs cornettes les armes de la province de laquelle ils sont ou le nom d'icelle en lettres d'or La différence qu'il doit y avoir entre les enseignes et pavillons des vaisseaux du roi et ceux des vaisseaux marchands, fait que l'on demeure d'accord qu'il devrait être enjoint aux propriétaires des vaisseaux marchands de ne porter à la poupe qu'un pavillon ou enseigne bleu à croix blanche se terminant par une fleur de lis jaune à chaque bout, qui est l ancien pavillon que les Français soldaient porter , pour éviter la confusion que la variété des pavillons fait, chacun le faisant selon son humeur Ce que dessus fait qu'on trouvera à dire à la proposition qu'on fait de prendre le rouge en cas de combat auquel il suffirait mettre les armes de France et les semer de fleurs de lis d'or. En tout cas si c'était la volonté du roi que Von les change de rouge en bleu à croix blanche, que ce fût aux armes de France et semés de fleurs de lis
pour les différenter des marchands Quant aux
pavois, d'ordinaire on les avait portés de drap rouge avec une bordure blanche de chacun bord, plusieurs tiennent cette façon ne devoir pas ' être changée ni la couleur, si ce n'est la volonté du roi de les changer, bien croit-on que de quelque couleur quil plaise
à Sa Majesté qu'ils soient, il serait bon de laisser ladite bordure blanche et de faire mettre de 8 en 8 pieds le chiffre du roi, couronné, et de semer l'espace d'entre les deux chiffres de fleurs de lis... (En note, après la signature : mettre avec les autres.)
1669. — (îbid.) Un mémoire du 5 septembre, annoté par Duquesne, qui désapprouve que l'on change rien à la forme des anciennes cornettes qui ne sont plus longues que les pavillons.
1670. — (Ibid.) Préambule au règlement du roi
sur les pavillons (du 12 juillet) Chacune province
a eu autrefois sa livrée; la Guienne, croix d'argent en champ de gueules ; la Bretagne, croix d'argent en champ d'azur ; la Normandie, l'échiquier d'argent et de sable ; les Poitevins et Picards, le rouge, l'argent et l'azur (1)... le tout a été réuni à la couleur de la nation française qui est le blanc. («Nous ferons remarquer que cette assertion est en contradiction avec ce qui est dit sur l'ancien pavillon de la nation française, dans l'édit du roi, du 9 octobre 1661, rapporté ci-dessus.) Pour les marchands, le pavillon à la poupe dressé sur une lance doit être blanc
les armes de la province dans le milieu ou à l'angle qui joint le haut du bâton ; le bleu fleurdelisé ou les croix fleurdelisées sont difficiles à être bien mises en u'une, en outre que les fleurs de lis, qui sont les armes du prince, ne doivent s'appliquer qu'en des lieux de grand respect
(1) Voir. p. 180, le drapeau du régiment de Poitou ; le choix des couleurs était-il intentionnel ou seulement Tenet d'une coïncide]
1671. — (Ibid.) Mémoire des enseignes, etc., pour le vaisseau le Soleil Royal qui doit servir (T admirai Pour la poupe encore qu'il ait plu au roi, par une
nouvelle ordonnance, de réduire à la seule couleur blanche tous les pavillons et marques de ses vaisseaux, on ne laisse pas de croire que pour celui-ci... il serait nécessaire de lui donner deux enseignes de poupe, une blanche et une rouge qui marque le combat selon tous les usages de la mer. Il les faudrait de damas de 36 pieds sur 54, elles porteraient les armes du roi au milieu, avec supports et colliers des ordres brodés, accompagnés de fleurs de lis et de L sans nombre,
sans franges Pavillon à arborer sur le grand mât,
c'est-à-dire V étendard royal ou de la nation, il doit paraître le plus blanc qu'il se pourra; V ancien, fait dans l'amirauté de feu Monseigneur le cardinal de Richelieu, avait les armes du roi et ses supports dans le milieu; il doit avoir 28 pieds sur 40... Pour le mât de beaupré il faut une petite enseigne, mi-partie de blanc et de bleu à plusieurs bandes entremeslées des deux couleurs et semée de fleurs de lis sans nombre, doit avoir 21 pieds sur 32. Les flammes des mâts doivent être blanches à 3 fleurs de lis d'or 2 et 1, couronne au-dessus, doivent avoir pour le grand mât 12 pieds sur 140, pour le mât d'avant 10 pieds sur 130, pour le mât d'artimon 7 pieds sur 70 Pour le canot un pavillon de
damas blanc de 8 pieds sur 13 avec armes au milieu
et chiffres du roi aux quatre coins Le tendelet du
canot doit être de velours rouge cramoisi avec armes du roi au ciel et ses chiffres semés dans les corps.
Ce mémoire est daté de Brest, 27 mars 1671 et signé Deseuil.
1671. — (Jbid.) Mémoire des pavillons, tlammes et pavois qui sont nécessaires pour la frégate qui doit servir à Sa Majesté.
1 pavillon blanc pour l'arrière de 4 aunes sur 8.
1 pavillon row/e aussi pour l'arrière de 4 sur 8.
1 pavillon blanc pour le beaupré de 2 sur i.
1 pavillon blanc pour le grand mât de 3 sur 4 1 2.
1 flamme blanche pour le grand màt de 2 sur 18,
1 flamme ronge pour le mât d'avant de 1 3/4 sur lo.
1 flamme blanche pour la vergue d'artimon de
1 1/2 sur 10.
1 flamme rouge pour le màt d'artimon de 1 1/2 sur 10.
2 flammes blanc et bleu pour la grande vergue de
2 sur 8.
2 flammes ici. pour la vergue de misaine de 1 3 I sur 7 .
2 flammes ici. pour la vergue de civadière de 1 1 2 sur 4.
2 flammes ici. pour la vergue du grand hunier de 1 1/2 sur 6.
Q2 flammes id. pour la vergue du petit hunier de 1 1/4 sur 5.
2 tlammes id. pour la vergue de fougue de I 1/4 sur «>.
8 flammes id. pour les 4 vergues de perroquet de 1 sur I.
52 aunes d'étoffe pour les pavois de 1 pied I 1 de large, 16 aunes de même pour la galerie, 10 aunes pour couvrir les fanaux de mêmes couleur et qualité que les pavois, savoir pour le grand (anal
5 aunes, de 4 pieds de large et 5 aunes pour les petits de 3 pieds de large.
1678. — (Ibid.) Ordre du roi du 22 octobre. Sa Majesté ayant été informée qu encore que par son règlement du 12 juillet 1670 il ait été ordonné que les pavillons, cornettes, flammes et antres marques de commandement de ses vaisseaux de guerre seraient toujours blancs, tant dans les navigations que dans les combats, quelquesuns des officiers commandant lesdits vaisseaux n'ont pas laissé d'arborer dans les jours de combat des pavillons et enseignes de poupe rouges.... rappelle à l'exécution de son règlement.
Ce règlement ne s'appliquait pas aux galères, ainsi qu'on peut en juger par la pièce suivante.
1679. — (Ibïd.) Lettre de Colbert à Brodart, en date du 13 mars... Sa Majesté a été informée qu'il n'y a que l'étendard de la (galère) Réale qui soit rouge avec fleurs de lis d'or (1) et que l'étendard de la (galère) Patrone et les girouettes des autres galères sont de diverses couleurs... Elle veut qu'il les fasse réformer et qu'à V avenir toutes les galères portent pour marque les enseignes et girouettes rouges, de la même qualité d'étoffe dont elles ont été faites jusqu'à présent.
La bibliothèque du Dépôi de la marine, à Paris, possède, sous le n° 1487, un manuscrit du temps de Louis XIV, intitulé : Démonstration de toutes les pièces qui entrent dans la construction d'une galère
le tout figuré et dessiné et expliqué dans le présent li-
(1) Voir le modèle de la galère Réale que possède le musée de marine, au Louvre.
vre(l). La vingt-septième démonstration dit: «les pavesades sont de cordillat rouge et il en faut 44 cannes pour les bandes et rambades avec 44 cannes de cotonine simple blanche pour faire les bordures desdites pavesades La grande flamme qui s'attache à la penne de mestre est de burateau blanc, bl u ronge, et tire 126 cannes. La flamme de la penne du trinquet est aussi de burateau des mêmes couleurs et tire 65 cannes. Le tode de l'arbre de mestre est aussi de burateau des mêmes couleurs et tire 30 cannes. Le tode de l'arbre de trinquet est aussi du même burateau et tire 23 cannes. Le mouquet de la mestre est de 16 cannes, le mouquet du trinquet de 12 cannes. La bandière ou gaillardet de mestre est de serge d'escot rouge et tire 5 cannes. Le gaillardet du trinquet est aussi de serge d'escot de même couleur et tire 18 pans. Les deux pennaux qui se mettent sur la poupe contiennent 3 cannes aux deux. » Dans les dessins qui accompagnent ce manuscrit, les flammes de mestre et de trinquet, le tode et le mouquet de mestre sont représentés triangulaires fendus en deux pointes, d'une étoffe rayée et semée de fleurs de lis, les gaillardets de mestre et du trinquet sont aussi triangulaires, d'une étoffe unie semée de Deurs de lis, le premier chargé des armes de France avec les colliers des ordres et les anges en supports et le second chargé d'un double L couronné ; les pennaux sont carrés, d'une étoile unie semée de Heurs de lis. Ce manuscrit est bien la description de ce qui était
(1) Sur la reliure, semée de fleurs <1c lis, \c titre esl Construction des galères.
alors et non pas un mémoire de proposition, car dans la même bibliothèque (n° 1490) est un ouvrage, imprimé à Paris en 1687, intitulé l'Architecture navale, où l'on voit (livre II, page 151) mentionné dans l'équipement d'une galère : trente pièces d'estamine rouge, blanche et bleue pour faire les. deux flammes, les deux .gaillardets de mestre et de trinquet et les peneaux desespalles. Dans les planches, la longueur des flammes est indiquée comme étant de 24 aunes et celle des bannières de 5 aunes.
1687. — Le dictionnaire de Desroches, Paris, 1687, dit : les vaisseaux du roi portent à' argent, les galères portent de gueules semé de fleurs de lis d'or, aux armes de France sur le tout, les vaisseaux marchands portent de différentes manières d'argent et d'azur.
Dans l'abrégé de la carte générale du militaire de France sur terre et sur mer, présenté au roi, par LemaudeLa Jaisse (entre autres années, 1740, page 94) on trouve la liste officielle des « pavillons de mer des vaisseaux et des galères du roi ».
Amiral de France. Grand pavillon blanc.
Royal de France. Grand pavillon blanc, semé de fleurs de lis d'or et les armes du roi couronnées au milieu avec supports de deux anges.
Ordinaire de France. Pavillon blanc. Autre, rouge semé de fleurs de lis avec les armes du roi en or au milieu.
Galères de France (1). Grand pavillon rouge,
(1) Par ordonnance du 9,7 septembre 1748, le corps de la marine ries galères fut réuni à celui de la marine des vaisseaux, et la
semé de fleurs de lis d'or, et les armes du roi en or au milieu.
Étendard de France. Étendard à deux grandes bandes rouges et une grande bande blanche en longueur au milieu, avec les armes du roi en or.
Marchands de France. — Pavillon bleu et a blanche, les armes du roi en or. Autre, à trois grandes bandes blanches et trois bleues en longueur.
Cette énumération est faite à peu près dans les mômes termes par Aubin, dans son dictionnaire de marine, publie à Amsterdam en 170:2; elle se trouve aussi p. 584, t. II de l'Hisi. wa/rit. de France, parL. Guérin, 1844.
Le pavillon blanc sans rien dessus, marque du commandement de l'amiral, eut des gardes à partir du 18 novembre 1716 sous le nom de Compagnie des gardes du pavillon amiral.
Graduellement on se relâcha de la sévérité qu'on avait d'abord mise à appliquer l'interdiction iaite aux bâtiments marchands de porter le pavillon blanc. Le 26 janvier 1686, le roi autorise les marchands à mettre pavillon blanc à la poupe des canots abordant enlabaiede Cadix. Le 23 janvier 1691, il autorise à mettre pavillon blanc à la poupe des pataeii. autres bateaux des préposés à la conservation di droits.
charge de général des galères^ occupée par le chevalier d'Orléans (jusqu'à m mort, ITiSi. lut supprimée; le grand pavillon el l'étendard ne flottèrent plus que sur Les quelques galères ( à Marseille el a Toulon, comme embarcations de parade pour les voyages tlf princes ou autres grands personne
En 1765 les bâtiments marchands eurent lapermission d'arborer le pavillon tout blanc pour remplacer une foule de pavillons divers que les restrictions des ordonnances avaient fait naître.
Il existe aux archives du ministère de la marine un tableau de pavillons marchands dessinés avec soin et paraissant dater de la seconde moitié du XVIIIe siècle où l'on voit les pavillons de Dunkerque, blanc à croix blanche bordée de rouge, la bordure horizontale plus large que la bordure verticale; le Havre, croix blanche bordée de bleu clans le bas, les deux quartiers du haut, bleus ; Saint-Malo, croix blanche cantonnée d'hermine et bordée de noir sur 3 quartiers, le quartier du haut, près du mât, rouge; Nantes, croix blanche bordée de noir, cantonnée d'hermine ; la Rochelle, croix blanche bordée de bleu, un vaisseau rouge dans le quartier du haut près du mât et une montagne rouge dans le quartier opposé ; Bordeaux, croix blanche bordée de rouge, trois croissants entrelacés dans le quartier du haut près du mât; Bayonne, croix blanche bordée de vert, une tour verte dans le quartier du haut près du mât et dans le quartier opposé ; Marseille, bleu à croix blanche ; le cabotage, croix blanche, le quartier du haut près du mât et l'opposé bleu, les deux autres jaunes.
L'Encyclopédie méthodique (1787) donne divers pavillons marchands français: Rouge, semé de fleurs de lis d'or, armes au centre sans couronne ni collier. Bleu, à croix blanche, armes au centre avec couronnes et colliers. Blanc, traversé de 3 bandes horizontales bleues. Bleu en haut et blanc en bas (Normandie). Bleu à croix blanche (Calais). Blanc et bleu
divisé en six bandes horizontales (Dunkerque). Blanc, le quartier du haut. près du mât bleu, traversé d'une croix blanche (id.). Blanc, le quartier du haut près du mât blanc traversé d'une croix rouge (id.). Blanc, le quartier du haut près du mât bleu à croix blanche (Marseille). Bianc à croix bleue (Provence). Ce dernier pavillon se trouve aussi placé sur le port de Marseille dans les portulans de la Bibliothèque nationale, C. 16936 de la première moitié du XVe siècle, C. 1709 du XVIe, G. 1708 et C. 19747 tous deux du XVIIe siècle.
En 1790, à la suite de troubles survenus dans le port de Brest, un décret fut rendu par l'Assemblée nationale, le 24 octobre, en ces termes :
L'Assemblée nationale ayant statué par son décret du 22 octobre, que le pavillon français portera les couleurs nationales , décrète :
Art. Ier. Le pavillon de beaupré sera composé de trois bandes égales et posées verticalement ; celle de ces bandes, le plus près du bâton de pavillon, sera ronge, celle du milieu blanche, et la troisième bleue.
Art. II. Le pavillon de poupe portera dans son quartier supérieur le pavillon de beaupré, ci-dessus décrit ; cette partie du pavillon sera exactement le quart de la totalité, et environnée d'une bande étroite, dont une moitié de la longueur sera rouge, et l'autre bleue, le reste du pavillon sera de couleur blanche; ce pavillon sera également celui dos vaisseaux de guerre et des bâtiments de commerce (1).
(1) On peut voir ces pavillons représentés sur le tabit'au n 82
du Musée de la marine, au Louvre.